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Dolorès Contré : Cercle d'Apprentissage Docomig
Cette communication a pour but de vous partager les grandes lignes méthodologiques qui résultent de l’approche de la Pédagogie par symboles visant le fondement du développement identitaire et de l’autonomie individuelle et collective. En suivant l’exemple d’un projet en atelier par des exercices perceptifs et sensoriels grâce à l’expression de récits et de symboles, vecteurs d’une meilleure communication interculturelle et interdisciplinaire, j’expliquerai comme se vit le processus du Cercle d’apprentissage en Cercle de Parole. La méthode évaluative partage des rétroactions et permet de réfléchir sur l’expérience alternative qui amène un sentiment de coopération chez les participant-e-s qui prennent une part active pour consolider leurs acquis. Cette méthode permet aussi une prise de conscience du processus psychospirituel, du pouvoir de transposer leur posture dans une vision plus holistique d’eux-mêmes et des êtres vivants qui les entourent, en tenant compte de leurs dimensions physique, mentale, émotionnelle, familiale, sociale, culturelle et spirituelle. C’est un regard qui apporte des changements dans l’être et autour de soi pour se relier et se transformer par des actions concrètes transdisciplinaires et transculturelles afin de parvenir à réaliser le destin de l’humanité, celui de créer ensemble un Cercle d’unité.
Ce colloque vise à réunir des chercheur·se·s, des enseignant·e·s et des membres de la société concernés par la transdisciplinarité. Il présente l’étude sur la transdisciplinarité comme moteur et cadre porteur d’une évolution des savoirs où l’objet étudié coexiste et s’affine en même temps que le sujet (l’être humain) qui l’étudie, où le développement de la conscience et de l’intelligence humaine demeure primordial dans le contexte du développement accru et parallèle de l’intelligence artificielle, à laquelle les disciplines ne peuvent pas échapper (AUF, 2022). Le terme « savoirs » allie les savoirs proprement dits (connaissances), les savoir-faire (compétence) et les savoir-être (valeurs).
Proposée comme terme par Piaget en 1970, définie ensuite dans les années 1990 comme approche assise sur une triple fondation : logique, épistémologique et ontologique (Nicolescu), valorisée depuis 2000, notamment comme pratique de recherche-action par la promotion du Mode 2 de production de savoir (Gibbons et al.) et par l’intégration du concept de science post-normale (Jahn), la transdisciplinarité réalise un pont entre l’université et la société (industrie, gouvernements, ONG) afin de traiter des problèmes concrets issus du monde réel et non seulement des disciplines universitaires. Ainsi, la transdisciplinarité est devenue une véritable posture qui vise l’éducation tout comme elle vise l’économie, la société, l’éthique, les arts, la poésie et l’expérience intérieure (Kesteman).
La transdisciplinarité, « concerne, comme le préfixe “trans” l’indique, ce qui est à la fois entre les disciplines, à travers les différentes disciplines et au-delà de toute discipline ». Sa finalité est la résolution des problèmes complexes depuis une position « d’unité [du sujet et de l’objet dans] la connaissance » (Nicolescu).
De quelle manière la transdisciplinarité contribue-t-elle concrètement au changement de paradigme actuel ? En faisant évoluer les savoirs, comment la transdisciplinarité favorise-t-elle une éducation profonde qui concerne l’être humain au complet (McGregor) et quel est l’incidence d’une telle éducation sur le marché du travail ?
Nous tenterons de répondre à ces questions par un échange d’expériences et d’expertises acquises en recherche, en enseignement, en apprentissage, en création de programmes/formations transdisciplinaires ou en gouvernance, expériences provenant du milieu universitaire, mais aussi de la société. Les sciences humaines et sociales seront convoquées en association avec les sciences exactes et les sciences médicales.
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