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Camille Davisse-Paturet : Université McGill
Le suicide chez les jeunes représente un problème de santé publique urgent, en particulier pour la communauté 2SLGBTQI+ (bispirituel.le, lesbienne, gai, bisexuel.le, transgenre, queer ou en questionnement, intersexe, et autres orientations sexuelles et identités de genre). Les jeunes 2SLGBTQI+ sont plus fréquemment exposés que leurs pairs à des violences psychologiques ou physiques, au niveau individuel ou structurel, parfois dès l’enfance, pouvant entraîner ou aggraver des troubles de la santé mentale, dont les pensées et comportements suicidaires. Néanmoins, peu d'études longitudinales en population générale ont, à ce jour, étudié les facteurs associés au développement optimal de la santé mentale de ces jeunes. Par exemple, bien qu’un environnement compréhensif et encourageant soit bénéfique pourla santé mentale, peu d’études ont évalué son effet spécifique pour les jeunes 2SLGBTQI+. Au cours de cette présentation, nous présenterons les résultats préliminaires d’un travail mené grâce aux données de plus de 1 300 jeunes issus de l'Étude Longitudinale du Développement des Enfants du Québec (ELDEQ), suivis depuis leur naissance en 1997-1998. Les objectifs de ce travail étaient d’explorer : 1/l’âge d’apparition et l’évolution, de l’adolescence à l’âge adulte, des pensées suicidaires des jeunes 2SLGBTQI+ de la cohorte, en comparaison de leur pairs hétérosexuels et cisgenres ; 2/le rôle modérateur du soutien social dans l’apparition et l’évolution de ces pensées.
Le suicide est l’une des principales causes de décès dans le monde – et en grande mesure évitable. Chaque année, au Québec, plus de 1 000 personnes (tous âges confondus) se suicident, et plus encore font des tentatives de suicide.
Malgré les efforts de prévention au cours des dernières années, les taux de suicide sont restés relativement stables alors que les visites aux urgences pour tentatives de suicide sont en hausse chez les jeunes. Il nous faut donc augmenter nos efforts de prévention à tous les niveaux en nous fondant sur la science.
Ce colloque réunit plusieurs chercheurs et collaborateurs de l’équipe Papageno en prévention du suicide, soutenue par les Fonds de recherche du Québec – Société et culture. L’objectif est de mettre en valeur les connaissances actuelles sur l’efficacité des interventions psychosociales, de la pleine conscience, de l’implantation de stratégies de prévention à l’échelle de la population au Québec et en France (Coopération Québec-France contre la dépression et l’isolement, lignes nationales de recours), ainsi que sur les besoins particuliers de certaines populations (telles que les enfants et les personnes de la communauté 2SLGBTQ+).
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