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Ali Bougma : Université Joseph Ki-Zerbo
Face à l’impact du changement climatique, de nombreuses cultures prioritaires au Burkina Faso pourraient subir de pertes de rendement. Dans le but de donner une idée de la façon dont le Burkina Faso peut coopérer dans le cadre du partage des ressources phytogénétiques, on a fait appel au modèle Bioclim implémenté dans DIVA-GIS (www.diva-gis.org) avec une approche rétroactive pour les cultures du mil et du riz. L’outil identifie, de manière statistique, les zones qui connaissent des conditions climatiques similaires au site du Burkina Faso, mais qui peuvent être séparées temporellement et/ou spatialement. Les sites de référence choisis ont été pour le cas du mil le site de Dori, dans la région Nord du Sahel, et pour le cas du riz le site de Tenkodogo, dans le Centre Est. Le modèle a détecté trois continents potentiels (Asie, Amérique, Afrique) pour lesquels les sites actuels de cultures du mil et du riz pourraient être identiques à l’horizon 2050 avec un intervalle de confiance de 5-100%. L’analyse Bioclim indique que ces sites ont corroboré avec ceux du Burkina Faso au cours des 50 dernières années. Les résultats montrent que les accessions prometteuses pour le Burkina Faso sont disponibles dans les banques de gènes de l’ICRISAT, l’IRRI et l’USDA-ARS. Notre résultat suggère qu’il est urgent d’accéder aux ressources phytogénétiques de ces pays afin d’élargir la base de conservation de nos espèces du mil et riz de manière efficace.
Dans le contexte d’urgence climatique actuelle, le développement d’une alimentation et d’une agriculture durables permettant de réduire l’impact environnemental de l’agriculture, de préserver la biodiversité et d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles est crucial. De façon inquiétante, on observe présentement que les systèmes de production, les politiques et les institutions qui appuient la sécurité alimentaire sont de moins en moins suffisants. Pour répondre durablement aux besoins des générations futures, l’agriculture doit : 1) développer des systèmes de production efficaces, autosuffisants et économiques qui assureront une sécurité alimentaire mondiale; 2) garantir une santé environnementale ainsi qu’une équité sociale et économique; et 3) être soutenue par une gouvernance globale visant à promouvoir la sécurité alimentaire et le renforcement des marchés agricoles locaux. Concrètement, ce colloque a pour but de participer à l’établissement d’orientations stratégiques et opérationnelles en matière d’agriculture durable.
Titre du colloque :