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Thomas Delpierre : Polytechnique Montréal
Les techno-entrepreneurs doivent trouver les ressources nécessaires pour créer leurs entreprises technologiques. Des structures et programmes d’accompagnement existent au sein de l’écosystème pour aider les techno-entrepreneurs et les aider à développer leurs réseaux nécessaires à l’obtention de ressources tangibles et intangibles. Cette étude vise à examiner l’état de l’art de la recherche à l’intersection entre entrepreneuriat technologique, accompagnement entrepreneurial et relations sociales. Selon les prescriptions de la méthode PRISMA, nous avons effectué une revue systématique de la littérature qui utilise une méthode mixte combinant une approche quantitative à travers des méthodes graphiques et tabulaires de statistiques descriptives et une approche qualitative. Cette dernière fait le point de la recherche sur le processus de développement des relations sociales en contexte d’accompagnement entrepreneurial. Nous évoquons plusieurs perspectives qui doivent donner servir de nouvelles pistes de recherche plus réflexives afin d’élargir la vision actuelle. Les besoins de ressources du techno-entrepreneur qui le poussent à développer son réseau sont discutées. Les acteurs clés de l’écosystème dans un cadre académique et non-académique sont comparés. La nature des relations en termes de fréquence, de formalité ou informalité, et d’intensité des liens sociaux est également une vision intéressante qui nécessite des recherches bien plus approfondies.
Le 12 mars 2020, le magazine Acfas avait publié un numéro spécial en entrepreneuriat (https://www.acfas.ca/publications/magazine/enjeux-recherche/entreprendre) dont le but était de promouvoir une discussion sur les défis de stimuler l’entrepreneuriat en milieu universitaire. Néanmoins, cette publication a été éclipsée par la déclaration de la pandémie de COVID-19 par l’Organisation mondiale de la santé. Le but de ce colloque est alors double : reprendre les discussions entamées au sujet de la publication du magazine de l’Acfas et nous demander comment ces enjeux ont changé trois ans plus tard, après une pandémie qui a été disruptive à plusieurs égards.
La problématique derrière l’atelier gravite autour du sujet de l’entrepreneuriat universitaire et scientifique. Comme plusieurs chercheurs qui ont contribué au numéro du magazine l’ont souligné, bien que le Québec « possède un très haut potentiel de développement des nouvelles connaissances (...), il semble manquer d’une stratégie efficace pour aider les universités à capturer les revenus générés par la recherche » (Aksoy). Saint-Jean est du même avis et explique à son tour que « les scientifiques qui deviennent entrepreneurs et qui se consacrent à l’entrepreneuriat ne sont pas légion », et que les centres d’entrepreneuriat universitaires se tournent alors vers l’entrepreneuriat étudiant comme alternative pour assurer un transfert de connaissances universitaires vers le marché par l’entrepreneuriat technologique. Pour complexifier la question, on ajoute les défis de l’entrepreneuriat responsable (Tremblay et al.), les enjeux de genre (Constantinidis) et l’importance de renforcer les liens entre les acteurs de l’écosystème (Veilleux), sans perdre de vue le défi particulier du paradoxe canadien de l’innovation, dont le Québec souffre également (Beaudry et Armellini).
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