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Philippe Gauthier : HEC Montréal
De combien d’énergie aurait minimalement besoin une société décroissante? Quels devraient être les moyens mis en œuvre pour répondre à ces besoins de base? Et au fait, quels sont ces besoins de base, au juste? Ces questions sont souvent éludées sur la « sobriété » - un concept qui tient plus de la boîte noire que d’un cadre d’analyse bien posé.
La recherche proposée va d’abord poser la question de la consomation énergétique des sociétés pré-industrielles et en début d’industrialisation. La recherche va ensuite s’intéresser à la relation unissant la consommation totale d’énergie, l’efficacité des technologies utilisées et le confort matériel qui en résulte.
La recherche va mettre en évidence le risque d’un « effet de recul » opposé à l’effet rebond, où une baisse du niveau technologique et de l’efficacité risque de rendre la vie d’une société décroissante plus précaire au lieu de l’enrichir par l’abandon de systèmes techniques aliénants.
La présentation va conclure en se demandant si le contrôle social sur la technologie n’est pas au final plus important pour la décroissance qu’une limitation du niveau technologique au nom de la lutte contre l’aliénation induite par la technique.
Cela fait maintenant 20 ans qu’a été lancé dans l’espace public l’appel explicite à une décroissance de l’économie dans nos sociétés. Dans un premier temps, c’est surtout la question de savoir pourquoi mettre un terme à la croissance économique qui a été explorée par les chercheur·e·s. Alors que cette idée ne cesse de gagner du terrain dans les débats sur la durabilité, il est nécessaire de se pencher davantage à présent sur la question du « Comment ? ». Ce colloque sera l’occasion d’avancer dans cette direction. Nous tenterons d’y répondre par la question suivante : « Que répondre, et de quelles manières, aux questions relatives à la mise en œuvre de la décroissance ? »
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