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Marie-Hélène Deschamps : Université Laval
Depuis les recommandations formulées par la FAO en 2013, le surcyclage des résidus agroalimentaires par les insectes est considéré par plusieurs comme un moyen alternatif et durable d’augmenter l’accessibilité des populations à des aliments et des engrais écoresponsables. L’implantation de ces nouveaux modèles d’économie circulaire passera toutefois par le développement d’entomotechnologies requérant un transport minimal, des intrants abondants et des sources d’énergie peu coûteuses. Les résidus d’élevage sont très abondants sur notre territoire et pourraient être valorisés sur la ferme par des insectes saprophages telles que les mouches soldats noires pour produire des aliments protéinés et énergétiques de haute qualité pour le bétail (poissons, volailles, porcs). Toutefois, de nombreux efforts restent à réaliser pour démontrer les rendements de bioconversion et de bioremédiation de ce type de bioprocédé ainsi que l’innocuité des ingrédients d’insectes et des frass qui en sont issus auprès des agences régulatoires. Nos travaux visent ainsi à identifier des gisements (co-produits d’équarrissage, lisiers, fumiers, …) et à proposer des moyens pour mitiger les risques qui leur sont associés (charges microbiennes, odeurs, antibiotiques, …). À terme, nos travaux offriront des alternatives aux modes de valorisation actuels tels que le compostage où la biométhanisation dont les applications sont limitées.
Dans le contexte d’urgence climatique actuelle, le développement d’une alimentation et d’une agriculture durables permettant de réduire l’impact environnemental de l’agriculture, de préserver la biodiversité et d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles est crucial. De façon inquiétante, on observe présentement que les systèmes de production, les politiques et les institutions qui appuient la sécurité alimentaire sont de moins en moins suffisants. Pour répondre durablement aux besoins des générations futures, l’agriculture doit : 1) développer des systèmes de production efficaces, autosuffisants et économiques qui assureront une sécurité alimentaire mondiale; 2) garantir une santé environnementale ainsi qu’une équité sociale et économique; et 3) être soutenue par une gouvernance globale visant à promouvoir la sécurité alimentaire et le renforcement des marchés agricoles locaux. Concrètement, ce colloque a pour but de participer à l’établissement d’orientations stratégiques et opérationnelles en matière d’agriculture durable.
Titre du colloque :