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Accompagner les personnes victimes de violence entre partenaires intimes à Lac Simon : récit de pratique policière et soutien de la recherche afin d’accroître la sécurité et le mie

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Audrey Rousseau : UQO - Université du Québec en Outaouais

Résumé de la communication

Dans le cadre d’une recherche partenariale visant à documenter le phénomène des femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Québec, notre duo – policier-enquêteur et chercheuse – propose de répondre à la question suivante : Comment un projet pilote d’accompagnement dédié à intervenir en cas de violence entre partenaires intimes à Lac Simon peut ouvrir la voie à l’amélioration de la sécurité et l’accès à la juste des femmes et filles autochtones, tout en évitant des répercussions négatives sur leur vie et celle de leur famille? Nous proposons d'abord de remettre en contexte plusieurs recommandations de la Commission Viens, ainsi que des « appels à la justice » de l’ENFFDA, quant aux enjeux de sécurité des personnes, d’accès à la justice et des pratiques policières. Ensuite, le récit de pratique policière de l’enquêteur Babin nous permettra de découvrir les avancées permises par la mise en place d’un projet pilote « violence conjugale » à Lac Simon depuis 2023. Enfin, nous verons comment la documentation de données statistiques sensibles sur les impacts de ce projet pilote peut ouvrir la voie à imaginer une version 2.0 d’un programme d’accompagnement des victimes de violence entre partenaires intimes qui respecte les besoins et visions des femmes et des filles anicinabek, leur préoccupation pour le bien-être la sécurité de leurs enfants, ainsi qu’une prise en charge psychosociale et hébergement d’urgence en communauté.

Résumé du colloque

Les travaux de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec : écoute, réconciliation et progrès (Commission Viens), entre 2017 et 2019, ont mis en lumière les difficiles expériences vécues par plusieurs personnes autochtones d’âge et de genre différents lorsqu’elles sont confrontées au monde institutionnel québécois. La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (Commission Laurent), qui s’est déroulée en 2020, a également accordé une grande attention aux parcours parsemés d’embûches des parents et des enfants des Premières Nations ou des Inuits à l’intérieur d’un système peu à même de considérer leurs besoins spécifiques. Ce ne sont là que quelques aspects d’un enjeu sociétal beaucoup plus large, beaucoup plus complexe et beaucoup plus ancien : celui du mieux-être et de la qualité de vie de populations trop longtemps laissées à l’écart et faisant régulièrement les frais de politiques et de programmes publics insuffisants à rencontrer leurs attentes et à comprendre leurs trajectoires de vie. Cependant, bien que les défis soient encore de taille aujourd’hui, le portrait d’ensemble se module tranquillement à la faveur d’initiatives qui voient le jour un peu partout au Canada, en Nouvelle-Zélande et en Australie, qui visent à redéfinir les rapports hiérarchiques et unilatéraux colorant trop souvent encore les relations entre les Autochtones et les non-Autochtones, dans le domaine de la santé comme en d’autres domaines (éducation, environnement, employabilité, justice, etc.). Ces initiatives sont l’œuvre d’instances autochtones en mesure de combattre, par l’affirmation, l’action et l’innovation, les inégalités et les injustices qui marquent depuis longtemps les trajectoires de leurs concitoyen·ne·s. Le présent colloque mettra l’accent sur quelques-unes de ces initiatives en favorisant les échanges et le partage entre chercheur·se·s, gestionnaires autochtones et intervenant·e·s.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 13 mai 2024

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