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Analyse de la composition des chapeaux de fer de l’Arctique comme analogues martiens

GB

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Gaëlle Belleau-Magnat : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Afin de confirmer ou d’infirmer la présence de vie passée sur Mars, le retour d’échantillons sur terre dans les prochaines années sera particulièrement utile. Cependant, comme la quantité de matériel retournée est limitée, il est essentiel de prioriser les échantillons à récolter afin d’optimiser les chances d’y retrouver des traces de vie.

Comme la terre représente le seul endroit ayant porté des traces de vie que nous connaissons, l’étude des biosignatures dans les milieux analogues y est essentielle afin de comprendre comment elles sont créées et préservées. Pour cette raison, des efforts sont mis en place pour étudier les chapeaux de fer de l’Arctique canadien, la partie oxydée d'un dépôt de sulfure massif. Si elles étaient présentes sur Mars, ces formations géologiques seraient des endroits clés pour la recherche de biosignatures.

Les protocoles utilisés pour identifier les biosignatures dans les milieux riches en fer, tels que les chapeaux de fer, comprennent généralement des manipulations en laboratoire qui ne peuvent pas être effectuées sur le terrain. L’objectif principal de ce projet est donc de déterminer le potentiel d’instruments de spectroscopie portatifs pour détecter les biosignatures et caractériser la composition minéralogique des échantillons de chapeaux de fer de l’Arctique canadien.

Résumé du colloque

L’époque actuelle est incontestablement riche en développements dans le domaine de l’exploration spatiale. Alors que le retour d’humains en orbite autour de la Lune (Artemis II) et sur la Lune (Artemis III) est imminent, les missions robotisées d’exploration spatiale s’y préparent activement. Des astromobiles, dans le cadre de missions telles que VIPER et Lunar Rover Mission, fouleront bientôt la région du pôle Sud lunaire pour tenter de détecter de la glace d’eau, qui pourrait permettre d’y soutenir une présence humaine à long terme, étudier l’évolution du système solaire et y démontrer des technologies. Pendant ce temps, l’astromobile Perseverance cherche des traces de vie sur Mars, le télescope spatial James Webb scrute le passé pour y observer les anciennes lueurs de l’aube de l’Univers et la mission OSIRIS-REx vient de rapporter sur Terre du régolithe de l’astéroïde Bennu, dont l’analyse permettra de mieux comprendre la formation du Système solaire et l’apparition de la vie sur Terre. Des études réalisées en laboratoire et en milieux analogues aident à préparer, à interpréter et à mettre en contexte ces observations.

Le colloque « Contributions en sciences et génie pour l’exploration spatiale » vise à présenter les avancées récentes et les défis liés à la science et à l’ingénierie dans le domaine de l’exploration spatiale, tous corps célestes confondus.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 13 mai 2024

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