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Yianni Hudon-Castillo : Polytechnique Montréal
Dans le cadre d’une initiative interuniversitaire canadienne, l'Agence spatiale canadienne étudie la viabilité d'un mini-rover lunaire construit à partir de panneaux structurels en Polyétheréthercétone (PEEK) afin de survivre à une nuit lunaire. Nommé PEEKbot, cet astromobile requiert un système d’antenne planaire à haut gain en bande X permettant de communiquer directement avec une station terrestre. Peu d'antennes existantes sont adaptées à une telle application en raison des contraintes de volume, de masse et de puissance de cet astromobile. Les antennes omnidirectionnelles offrent un gain très faible, tandis que les antennes à réflecteurs sont trop encombrantes. Un prototype d’antenne réseau microruban a donc été conçu et fabriqué par une équipe d’étudiants en génie physique à Polytechnique Montréal. Avec une fréquence centrale située entre 8.4-8.5 GHz et un gain d’au moins 12 dBi, cette antenne multicouches de 8x8 éléments possède une épaisseur de 3 mm et mesure 6 po x 6 po. Les choix de conception de cette antenne seront d’abord présentés en détail, suivis des procédés de fabrication et d’assemblage. Enfin, les résultats de caractérisation en chambre anéchoïque seront discutés et comparés aux résultats obtenus par simulation numérique, suivis des résultats d’intégration avec les autres sous-systèmes du rover lunaire.
L’époque actuelle est incontestablement riche en développements dans le domaine de l’exploration spatiale. Alors que le retour d’humains en orbite autour de la Lune (Artemis II) et sur la Lune (Artemis III) est imminent, les missions robotisées d’exploration spatiale s’y préparent activement. Des astromobiles, dans le cadre de missions telles que VIPER et Lunar Rover Mission, fouleront bientôt la région du pôle Sud lunaire pour tenter de détecter de la glace d’eau, qui pourrait permettre d’y soutenir une présence humaine à long terme, étudier l’évolution du système solaire et y démontrer des technologies. Pendant ce temps, l’astromobile Perseverance cherche des traces de vie sur Mars, le télescope spatial James Webb scrute le passé pour y observer les anciennes lueurs de l’aube de l’Univers et la mission OSIRIS-REx vient de rapporter sur Terre du régolithe de l’astéroïde Bennu, dont l’analyse permettra de mieux comprendre la formation du Système solaire et l’apparition de la vie sur Terre. Des études réalisées en laboratoire et en milieux analogues aident à préparer, à interpréter et à mettre en contexte ces observations.
Le colloque « Contributions en sciences et génie pour l’exploration spatiale » vise à présenter les avancées récentes et les défis liés à la science et à l’ingénierie dans le domaine de l’exploration spatiale, tous corps célestes confondus.
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