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Youssef Chaab : Université Cadi Ayyad
La valorisation des rejets agricole offre des opportunités pour le développement de matériaux techniques à haute valeur ajoutée. Dans ce contexte, le choix de la valorisation de la cellulose issue des déchets de la biomasse permet d’accéder à un biopolymère facilement accessible, modifiable, biodégradable, et moins onéreux.
L'objectif principal du présent travail est de préparer des biocomposites hydrophobes à base de cellulose extraite des fibres de bananier et l’étude de leurs propriétés d'isolation thermique. Le procédé d’extraction de la cellulose a impliqué l’étape de l’extraction par blanchiment de fibres et l'oxydation de la pâte blanchie, puis la préparation de l'aérogel à partir de la pâte blanchie oxydée. Ces aérogels ont subi des modifications de différents paramètres influençant sur la conductivité thermique comme l’hydrophobisation, la densité et la porosité des microstructures des aérogels.
Les différents aérogels obtenus ont été caractérisés par spectroscopie FTIR, DRX et par MEB et leurs conductivités thermiques ont été évaluées à des taux d’humidité différents : une humidité relative sèche et une autre plus grande (85 %) en maintenant constante la température de 25 °C.
Au vu de la crise énergétique mondiale, les exigences environnementales et économiques doivent être prises en considération par les ingénieurs, les architectes et les designers. Dans cette perspective, et afin de contribuer à la réduction du gaspillage énergétique des bâtiments et des émissions de gaz à effet de serre, les biopolymères et matériaux biosourcés s’imposent non seulement comme pistes de solution pour la conception de matériaux à haute performance en isolation thermique, mais aussi comme un levier d’innovation et de développement en construction et en design.
À cet effet, plusieurs initiatives écologiques sont réalisées. En Afrique, d’une part, on conçoit de nouveaux isolants de haute performance, destinés au secteur de la construction, à partir de déchets de carton et de biomasse résiduelle de palmier dattier (procédé qui ne nécessite aucun produit chimique ni additif supplémentaire) et, d’autre part, des architectes introduisent des matériaux biosourcés dans le processus créatif d’adaptation de la matière naturelle lors de la transformation de matériaux en objets à l’aide de l’impression 3D. Au Québec, par exemple, on conçoit de nouveaux matériaux à base de chanvre et/ou bois dans le domaine de la construction. Il serait donc pertinent de partager les connaissances et les initiatives en matière d’écologie dans la perspective d’une meilleure appropriation socioculturelle des principes et des valeurs du développement durable. C’est dans ce cadre que le colloque s’inscrit avec l’objectif de croiser les regards en architecture, en design et en matériaux biosourcés, pour le secteur des bâtiments et des maisons en Afrique et en Amérique.
De plus, le colloque est l’occasion de répertorier les différentes formes d’utilisation des matériaux biosourcés dans le domaine de la construction, de l’architecture et du design, tout en tenant compte de leur poids économique, social, culturel et environnemental sur les espaces et les usagers. Le colloque constitue également un espace d’interdisciplinarité et de multidisciplinarité permettant de créer des ponts entre les sciences de l’architecture, les sciences du design et les sciences des matériaux. Le but du colloque est d’engager une conversation entre des chercheurs et des intervenants des disciplines du projet (ingénierie, architecture, urbanisme, design) qui sont préoccupés par les questions environnementales et leurs répercussions sur les territoires et les populations.
Titre du colloque :