Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Michel Bock : Université d'Ottawa
Cette communication proposera très modestement quelques éléments de réflexion visant à tracer les contours de l’espace politique, idéologique et institutionnel à l’intérieur duquel le monde universitaire pense l’objet franco-ontarien. Notre démarche part de la prémisse que la connaissance universitaire, tout en cherchant le « vrai », n’est pas produite pour autant dans un vacuum ou un non-lieu culturel, qu’elle est au contraire incarnée, située et historicisée, qu’elle constitue en elle-même une réponse à une demande de sens débordant la tour d’ivoire. En retour, et de manière dialectique, la connaissance universitaire exerce une fonction normative en participant à la construction de la Cité, tant par les questions qu’elle pose que par les structures institutionnelles dont elle dispose – ou non – pour assurer les conditions matérielles de sa propre existence.
À la différence du champ universitaire acadien, par exemple, les études franco-ontariennes ont évolué à l’intérieur de structures bilingues largement anglo-dominantes, lesquelles ont non seulement traduit mais alimenté l’hétéronomie de la collectivité. Nous postulons que la difficulté épistémique qu’éprouvent les études franco-ontariennes à établir une unité conceptuelle minimale autour de l’objet franco-ontarien n’est pas étrangère à l’absence de structures universitaires ayant comme principe instituant la pérennité de l’Ontario français en tant que sujet politique et pôle d’intégration sociétale autonome.
Depuis quelques années, la recherche en français est au cœur des préoccupations de plusieurs intervenant·e·s du milieu universitaire que ce soit le scientifique en chef du Québec, l’Acfas ou l’Association des universités de la francophonie canadienne. L’accent a souvent été mis sur les indicateurs de rendement, la publication en français ou encore le soutien financier aux chercheur·se·s. Le présent colloque se distinguera des recherches précédentes en mettant l’accent sur des points aveugles des études précédentes. Il cherchera aussi à penser à des pistes de solutions à partir des constats déjà établis ainsi qu’à faire le point sur les actions déjà entreprises. Les communications présenteront soit les résultats de recherches en cours, soit des témoignages permettant de faire l’état des lieux. Elles toucheront à trois axes transversaux : le métier de chercheur, la recherche sur la francophonie canadienne et le rôle des acteurs externes à l’université. Les tables rondes et les sessions de communications se pencheront sur les thèmes suivants :
Titre du colloque :
Thème du colloque :