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Évaluer la compétence en orthographe d’élèves de 2e secondaire : regard sur différents instruments de mesure

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Noémia Ruberto : UQO - Université du Québec en Outaouais

Résumé de la communication

Le développement de la compétence en orthographe est un processus complexe impliquant la prise en compte de différentes connaissances (Daffern, 2018). Plus spécifiquement, en français, les élèves doivent considérer l’ensemble des principes qui régissent le code orthographique, soit les principes phonogrammique, morphogrammique et visuogrammique (Daigle et Berthiaume, 2021). Pour décrire la compétence en orthographe des élèves, les chercheurs ont recours à une variété d’épreuves : dictée, production de texte, activité de complètement, verbalisations, etc. (Downing et Caravolas, 2024). Toutefois, ces épreuves sont rarement utilisées en combinaison et ne sont pas toujours assez sensibles pour rendre compte des principes régissant le code orthographique (Joye et al., 2022). Dans le cadre d’une recherche qui vise à décrire la compétence en orthographe des élèves de 2e secondaire (Ruberto et al., 2021-2024), différents instruments de mesure ont été créés : deux dictées permettant d’évaluer les connaissances des élèves en orthographe lexicale et en orthographe grammaticale, une production de texte et un entretien métaorthographique. L’objectif de cette communication est de présenter ces instruments et la démarche sous-jacente à leur développement. De plus, les résultats obtenus aux différentes épreuves seront discutés afin de montrer la pertinence d’utiliser des instruments complémentaires pour peindre un portrait juste, nuancé et précis de la compétence des élèves en orthographe.

Résumé du colloque

La maîtrise de l’écriture est primordiale pour réussir à l’école et hors d’elle : elle sous-tend plusieurs apprentissages scolaires et facilite l’obtention d’un diplôme ou d’un emploi, permettant ultimement aux citoyens de devenir autonomes et de s’épanouir au sein de la société (Arfé et Dockrell, 2023; Chartrand, 2006). Compétence universelle, écrire permet de partager des idées, d’argumenter, de raconter des histoires ou de communiquer avec ses pairs (Graham et Harris, 2019).

Or, devenir un scripteur compétent ne va pas de soi. En font foi les plus récents taux de réussite aux épreuves ministérielles d’écriture au secondaire, inférieurs à 60 % dans plusieurs régions du Québec (Morasse, 2022). Cette difficulté s’explique sous deux plans. D’une part, écrire serait la tâche la plus exigeante en ressources cognitives (Favart et Olive, 2005), en raison notamment de la gestion en mémoire des différents traitements nécessaires à l’élaboration du contenu, aux choix lexicaux, syntaxiques et orthographiques et à la mise en œuvre de stratégies rédactionnelles (Alarmargot et Chanquoy, 2011; Berninger et Amtmann, 2003; Berninger et Winn, 2006). D’autre part, les élèves n’ont pas tous un rapport positif à l’écriture, ce qui nuit à leur engagement dans cette tâche, et ce rapport se dégrade considérablement lors de la transition primaire-secondaire (MEESR, 2015).

Devant ce constat, il faut interroger le rôle de l’évaluation dans le développement des compétences scripturales des élèves. Pour les milieux scolaires et scientifiques, l’évaluation de l’écriture représente un défi conceptuel et méthodologique (Dockrell et al., 2019), puisqu’elle doit couvrir les nombreux aspects qui l’entourent (Daigle et Berthiaume, 2021). Ce colloque est justement l’occasion d’aborder l’évaluation de l’écriture du préscolaire au secondaire sous deux axes : 1) les pratiques d’évaluation de l’écriture en classe de français; et 2) les pratiques d’évaluation en écriture issues de la recherche actuelle.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 13 mai 2024

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