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Tania Longpré : UQAM - Université du Québec à Montréal
Cette présentation s’intéresse à l'expérience d'apprentissage du français oral (compréhension et production) en tant que langue seconde/langue de scolarisation (FLSsco) de jeunes immigrants arrivés au Québec à l’adolescence. Ils ont fréquenté des programmes tels que la classe d'intégration linguistique scolaire et sociale (ILSS) à la formation générale des jeunes ou un programme de francisation des adultes immigrants à la formation générale des adultes (FGA). La chercheure s’est intéressée au parcours d'apprentissage du français oral des jeunes à leurs perceptions de leur apprentissage ainsi qu’à leur auto-évaluation de leurs compétences en compréhension et production orales.
La recherche, de nature exploratoire, combine des données quantitatives (N=40) et qualitatives (n=12). L'échantillon intentionnel comprend 28 étudiants ayant fréquenté une classe d'ILSS ou une classe régulière après celle-ci, et 12 autres fréquentant la FGA, avec ou sans expérience en classe d'ILSS au secondaire.
Les résultats indiquent que les jeunes apprécient l'apprentissage du français oral, mais suggèrent des améliorations tels que l'enseignement du français québécois, de la phonétique et des expressions usuelles. Les intentions de cette communication sont de diffuser les conclusions d’une recherche doctorale sur les aspects appréciés et à améliorer dans l'apprentissage du français oral dans les programmes de FLSsco au Québec que fréquentent les jeunes immigrants allophones.
Au cours des deux dernières décennies, la didactique de l’oral a été le théâtre d’une multiplication de travaux sur les pratiques d’enseignement de l’oral et sur les dispositifs permettant de les soutenir. Ces études ont permis de mettre en lumière une tendance préoccupante : la communication orale, bien que reconnue comme compétence de la discipline français, est généralement soutenue par des pratiques d’enseignement et d’évaluation peu nombreuses et peu diversifiées, ce qui a le potentiel de mettre en danger sa légitimité. Or, il s’agit d’une compétence transversale fondamentale à l’école et en dehors. Dans les faits, l’oral, véritable outil indispensable à la vie en société, est partout, sans qu’on y prête vraiment attention.
Cette année, les participant·es au colloque sont donc invité·es à se pencher sur l’état des recherches permettant de se prononcer sur le rôle et la place de l’oral à l’école et au-delà, ainsi que sur les pratiques évaluatives soutenant réellement son apprentissage. Le colloque permet donc une réflexion commune des chercheurs qui s’intéressent au sujet, notamment en lien avec les avancées dans l’apprentissage et l’enseignement de la communication orale, les apports des technologies pour l’enseignement de l’oral et le développement de la compétence à communiquer oralement, la question du développement global de l’enfant, celle de la communication scolaire et extrascolaire ainsi que celle de l’oral dans la langue première comme dans la langue seconde.
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