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« Faire territoire » avec la ville : un acte politique et féminin des femmes xinguanas dans la ville de Canarana (MT, Brésil)

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Sarah Bourdages Duclot : Université Laval

Résumé de la communication

Dans un contexte d’urbanisation grandissante des communautés autochtones à travers le monde, cette communication présente l’approche des femmes autochtones Xinguanas qui investissent la ville de Canarana (Mato Grosso, Brésil). Cette migration est généralement synonyme d’une instabilité (sociale, culturelle, politique, économique) dû notamment à l’hypermobilité qu’elle représente. Cette communication s’articule plutôt autour de l’acte positif des femmes xinguanas de « faire » territoire avec la ville par le biais de pratiques culturelles, d’une implication politique qui emprunte simultanément les codes territoriaux et ceux du monde urbain occidentalisé, ainsi que de leur rôle féminin. Cette action se traduit par ce que je nomme l’« englobement territorial » de Canarana, à travers l’action des femmes xinguanas qui œuvrent dans la politique locale et régionale. À partir des récits de vie de fondatrices d’association locales et féminines, de coordonnatrices au sein d’organismes autochtones, de facilitatrices et participantes aux projets politiques locaux, je tisserai un portrait sensible de cet acte politique et féminin qu’est celui de « faire » territoire avec la ville

Résumé du colloque

Le dernier rapport du GIEC réaffirme le consensus scientifique sur l’évolution du climat : réchauffement planétaire, transformation de la biodiversité, émergence plus fréquente des zoonoses, déforestation, épuisement des ressources naturelles et des chaînes alimentaires, démultiplication des catastrophes et de leur intensité, exodes climatiques et bien d’autres phénomènes qui caractérisent les changements climatiques et leurs conséquences.

Ici, nous partons de l’hypothèse que la Terre est littéralement terraformée par deux processus de mondialisation qui sont désormais interdépendants et indissociables : l’urbanisation planétaire (englobement 1, pensé par l’anthropologie de la mondialisation, les études urbaines, la sociologie, etc.) et le changement global (englobement 2, pensé par la science du système-Terre). L’urbanisation planétaire vectorise les changements climatiques, qui vectorisent désormais l’urbanisation planétaire, qui vectorise l’habitabilité (pensée par l’écologie, les études de l’environnement, les sciences sociales, l’architecture, etc.). L’urbain anthropocène est donc la période géo-sociale-historique qui correspond à une montée de la menace sur l’habitabilité et qui nous oblige à développer des cadres conceptuels et des démarches épistémologiques qui nous permettent d’appréhender ces transformations.

L’objectif de ce colloque est de saisir les processus urbains dans une perspective interdisciplinaire et, ainsi, développer une posture épistémologique grâce aux contributions de plusieurs chercheur·e·s. Cela se fera en étudiant les flux, les patchs et les configurations permettant d’appréhender le rôle de l’urbanisation dans les changements climatiques et de comprendre comment les liens entre les villes et la crise climatique reconfigurent l’ordre social, économique, juridique et politique contemporain.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 13 mai 2024

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