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Geneviève Baran : Université de Montréal
L’accord verbal pose problème à de nombreux élèves québécois (Gauvin et Boivin, 2012). Pour orthographier adéquatement le verbe, l’élève doit se poser une série de questions qui concernent notamment le choix du verbe, l’orthographe de la base du verbe, le temps et le mode du verbe, la personne, le genre et le nombre du sujet (Daigle et Berthiaume, 2021). Les études portant sur cette question n’ont pas tenu compte de toutes ces variables à la fois (p. ex. : Boivin et Pinsonneault, 2018; Brissaud, et al., 2014; Boyer, 2012; Totereau, et al., 2013).
Pour mieux documenter la compétence des élèves à bien orthographier le verbe, le recours à une grille d’analyse critériée tenant compte de l’ensemble des variables ci-haut mentionnées semble une piste pertinente pour a) accroître les connaissances dans le domaine de l’apprentissage de l’orthographe, notamment en précisant la nature des erreurs et b) permettre la formulation de recommandations pour l’amélioration de l’enseignement de l’orthographe.
L’objectif de la présentation est de présenter la démarche qui nous a permis de constituer une telle grille et de la valider auprès d’élèves de la 2e année du primaire (n = 102) et d’élèves de la 2e année du secondaire (n = 420) en contexte d’évaluation de productions écrites. Une discussion entourant les défis du chercheur sera abordée en fonction de la pertinence d’une telle démarche pour l’avancement des connaissances scientifiques et des pratiques de classe.
La maîtrise de l’écriture est primordiale pour réussir à l’école et hors d’elle : elle sous-tend plusieurs apprentissages scolaires et facilite l’obtention d’un diplôme ou d’un emploi, permettant ultimement aux citoyens de devenir autonomes et de s’épanouir au sein de la société (Arfé et Dockrell, 2023; Chartrand, 2006). Compétence universelle, écrire permet de partager des idées, d’argumenter, de raconter des histoires ou de communiquer avec ses pairs (Graham et Harris, 2019).
Or, devenir un scripteur compétent ne va pas de soi. En font foi les plus récents taux de réussite aux épreuves ministérielles d’écriture au secondaire, inférieurs à 60 % dans plusieurs régions du Québec (Morasse, 2022). Cette difficulté s’explique sous deux plans. D’une part, écrire serait la tâche la plus exigeante en ressources cognitives (Favart et Olive, 2005), en raison notamment de la gestion en mémoire des différents traitements nécessaires à l’élaboration du contenu, aux choix lexicaux, syntaxiques et orthographiques et à la mise en œuvre de stratégies rédactionnelles (Alarmargot et Chanquoy, 2011; Berninger et Amtmann, 2003; Berninger et Winn, 2006). D’autre part, les élèves n’ont pas tous un rapport positif à l’écriture, ce qui nuit à leur engagement dans cette tâche, et ce rapport se dégrade considérablement lors de la transition primaire-secondaire (MEESR, 2015).
Devant ce constat, il faut interroger le rôle de l’évaluation dans le développement des compétences scripturales des élèves. Pour les milieux scolaires et scientifiques, l’évaluation de l’écriture représente un défi conceptuel et méthodologique (Dockrell et al., 2019), puisqu’elle doit couvrir les nombreux aspects qui l’entourent (Daigle et Berthiaume, 2021). Ce colloque est justement l’occasion d’aborder l’évaluation de l’écriture du préscolaire au secondaire sous deux axes : 1) les pratiques d’évaluation de l’écriture en classe de français; et 2) les pratiques d’évaluation en écriture issues de la recherche actuelle.
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