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Sarah Stewart : UQAM - Université du Québec à Montréal
Il y a deux ans Opitciwan est devenue la première communauté au Québec à voir le plein contrôle de ses services de protection de l’enfance. Le Conseil des Atikamekw d’Opitciwan a adopté sa propre loi pour s’affranchir de la Direction de la protection de la jeunesse. Cette possibilité d’autodétermination a été rendu possible grâce à la loi fédérale C-92 qui reconnaît les compétences des Premières Nations en matière de services à l’enfant et à la famille. La présentation proposée porterait sur l’importance d’une loi culturellement approprié, adéquate et culturellement sécuritaire en matière de protection de la jeunesse en contexte autochtone. Cette présentation serait donnée par Nadia Petiquay, directrice de la loi et Sarah Stewart, évaluatrice pour la LPSAO. Cette présentation permet de réfléchir aux alternatives aux systèmes en place au Québec. Ayant déjà présenté à quelques reprises notre loi, l’organisation de la présentation irait comme suit: les objectifs de la loi, pourquoi avoir adopté la LPSAO, les demandes de services et les signalement la différence entre la prévention et la protection, la LPJ versus la LPSAO, les facteurs de réussites avec des statistiques pour appuyer les arguments (par exemple 52% des signalements sont transférés en prévention et un suivi est effectuer par les intervenants en prévention), le conseil d’arbitrage (la fin du recours au Tribunal de la jeunesse du Québec), les objectifs du conseil d’arbitrage qui œuvre à titre d’instance juridique.
Les interventions auprès des personnes en besoin de protection présentent une grande complexité. Elles impliquent souvent des principes et acteurs sociaux aux positions antithétiques et nécessitent une grande diligence dans les pratiques. Ces interventions touchent, par exemple, la protection de la jeunesse, les situations où l’état de santé mentale porte un risque pour soi-même ou pour autrui, celles où une évaluation de l’inaptitude est jugée nécessaire ou, encore, des situations d’intervention qui impliquent l’accompagnement dans un processus de plainte criminelle. Pour plusieurs, la tendance à la législation des marges de la pratique sociale requiert une réflexion de fond quant à la formation, aux enjeux pédagogiques qu’elle sous-tend et aux connaissances à développer (Bellot, 2020). En conséquence, les milieux de formation sont appelés à renouveler leurs pratiques pédagogiques afin de bien préparer les professionnel·le·s aux constantes mutations de ces réalités complexes et de contribuer aux réflexions éthiques, théoriques ainsi qu’au développement de connaissances entourant la judiciarisation des enjeux sociaux.
Au vu de l’évolution rapide des standards judiciaires de pratique, une discussion convergente réunissant diverses perspectives sur le sujet, dont celles des destinataires, des intervenant·e·s, des formateur·trice·s et des chercheur·e·s, s’avère nécessaire. En réponse à ce besoin, ce colloque porte sur les enjeux de la recherche et de l’enseignement liés à l’intervention sociale en contextes de protection et vise à répondre aux objectifs suivants :
Le colloque porte sur les enjeux de la recherche et de l’enseignement liés à l’intervention sociale en contexte de protection. Ceux-ci pourront être abordés selon les deux volets suivants : 1) les enjeux éthiques, théoriques ainsi que les connaissances pertinentes à l’intervention en contexte de protection; et 2) les initiatives pédagogiques mises en place à la formation des candidats à la profession pour développer des interventions adaptées au contexte de protection.
Titre du colloque :