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Éloïse Brassard : Université de Sherbrooke
L’étude de milieux analogues sur Terre est primordiale pour la réalisation des missions d’exploration spatiale. Les chapeaux de fer sont des formations géologiques clés pour l’étude de la surface martienne en raison de leurs processus de formation et de leur minéralogie uniques, ainsi que de leur potentiel à conserver d’anciennes traces de vie. L’objectif de ce projet est de bonifier les connaissances sur la géologie et la télédétection des chapeaux de fer de l’Arctique canadien afin d’évaluer leur potentiel de détection par images satellitaires. Des échantillons ont été collectés sur l’île Axel Heiberg au Nunavut. Leur composition minéralogique et géochimique a été analysée en laboratoire, en parallèle à la mesure de leur réflectance VNIR-SWIR, pour créer une librairie spectrale représentative des chapeaux de fer visités. Celle-ci a été utilisée avec plusieurs algorithmes de détection de cibles sur des images satellitaires WorldView et PRISMA. L’algorithme Spectral Feature Fitting a donné les meilleurs résultats, détectant des chapeaux de fer étudiés pendant la campagne terrain et d’autres non visités. Alors que l’une des priorités de la communauté scientifique est de documenter l'histoire géologique et les processus ayant façonné la surface des corps planétaires, ce projet représente une analyse multiéchelle d’analogues martiens, de l’affleurement au laboratoire aux capteurs orbitaux.
L’époque actuelle est incontestablement riche en développements dans le domaine de l’exploration spatiale. Alors que le retour d’humains en orbite autour de la Lune (Artemis II) et sur la Lune (Artemis III) est imminent, les missions robotisées d’exploration spatiale s’y préparent activement. Des astromobiles, dans le cadre de missions telles que VIPER et Lunar Rover Mission, fouleront bientôt la région du pôle Sud lunaire pour tenter de détecter de la glace d’eau, qui pourrait permettre d’y soutenir une présence humaine à long terme, étudier l’évolution du système solaire et y démontrer des technologies. Pendant ce temps, l’astromobile Perseverance cherche des traces de vie sur Mars, le télescope spatial James Webb scrute le passé pour y observer les anciennes lueurs de l’aube de l’Univers et la mission OSIRIS-REx vient de rapporter sur Terre du régolithe de l’astéroïde Bennu, dont l’analyse permettra de mieux comprendre la formation du Système solaire et l’apparition de la vie sur Terre. Des études réalisées en laboratoire et en milieux analogues aident à préparer, à interpréter et à mettre en contexte ces observations.
Le colloque « Contributions en sciences et génie pour l’exploration spatiale » vise à présenter les avancées récentes et les défis liés à la science et à l’ingénierie dans le domaine de l’exploration spatiale, tous corps célestes confondus.
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