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Frédéric Diotte : Université de Sherbrooke
Peu après la formation de la Lune, des impacts de météorites et des coulées de lave volcanique ont façonné des structures géologiques qui s’étendent sur des centaines de kilomètres. Grâce aux images acquises depuis les satellites, il est possible d’étudier ces structures et leur histoire. Mais que verrions-nous si ces images étaient prises tout près du sol? Certainement pas de dômes, de plaines ou encore de rilles! Sous la loupe des astromobiles, nous verrons plutôt les grains de régolithe, cette épaisse couche de fine poussière qui couvre l’entièreté de la surface lunaire. Sur notre satellite naturel, le relief à l’échelle microscopique raconte sa propre histoire : celle du bombardement de micrométéorites, de l’exposition aux vents solaires, mais aussi des forces électrostatiques en place dans une région donnée. Pour mieux comprendre ces processus et leur implication dans l’histoire géologique lunaire, il faut d’abord étudier la topographie à l’échelle microscopique. Des méthodes de photogrammétrie sont actuellement développées pour produire des modèles en trois dimensions de la surface lunaire à partir d’images acquises par des astromobiles. Ces modèles numériques d’élévation serviront à caractériser la rugosité de la surface, une mesure statistique de la topographie. La mesure de la rugosité permettra de détecter des changements de relief et de mieux investiguer le passé géologique des formations visitées par de futures missions robotisées.
L’époque actuelle est incontestablement riche en développements dans le domaine de l’exploration spatiale. Alors que le retour d’humains en orbite autour de la Lune (Artemis II) et sur la Lune (Artemis III) est imminent, les missions robotisées d’exploration spatiale s’y préparent activement. Des astromobiles, dans le cadre de missions telles que VIPER et Lunar Rover Mission, fouleront bientôt la région du pôle Sud lunaire pour tenter de détecter de la glace d’eau, qui pourrait permettre d’y soutenir une présence humaine à long terme, étudier l’évolution du système solaire et y démontrer des technologies. Pendant ce temps, l’astromobile Perseverance cherche des traces de vie sur Mars, le télescope spatial James Webb scrute le passé pour y observer les anciennes lueurs de l’aube de l’Univers et la mission OSIRIS-REx vient de rapporter sur Terre du régolithe de l’astéroïde Bennu, dont l’analyse permettra de mieux comprendre la formation du Système solaire et l’apparition de la vie sur Terre. Des études réalisées en laboratoire et en milieux analogues aident à préparer, à interpréter et à mettre en contexte ces observations.
Le colloque « Contributions en sciences et génie pour l’exploration spatiale » vise à présenter les avancées récentes et les défis liés à la science et à l’ingénierie dans le domaine de l’exploration spatiale, tous corps célestes confondus.
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