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Les études sur la francophonie canadienne minoritaire: bilan et perspectives

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Mathieu Wade : Université de Moncton

Résumé de la communication

Les études sur la francophonie canadienne forment un champ d’études pluridisciplinaire qui s’est progressivement institutionnalisé depuis une cinquantaine d’années. Ma communication proposera une synthèse critique de cet objet d’étude et des principaux concepts par lesquels les sciences sociales l’abordent.

J’identifie trois postures scientifiques dominantes au sein du champ : l’expertise, le nationalisme et la critique. Ces trois postures se distinguent de différentes façons : elles ne s’entendent pas sur le statut de l’objet d’étude, elles ont des conceptions divergentes de la langue et de sa fonction, elles mobilisent des concepts différents, et ne s’entendent pas sur le rôle que doivent jouer les sciences sociales.

Après avoir présenté les principaux points de divergence entre ces trois approches, je montrerai en quoi elles se rejoignent sur un point : leur nationalisme méthodologique. Ces trois courants s’entendent globalement sur les contours de leur objet d’étude, laissant du même coup un ensemble de phénomènes et d’acteurs sociaux dans l’ombre.

Je conclurai en proposant une quatrième voie, qui puise dans la sociologie pragmatique et qui focalise sur les problèmes publics. Cette approche permettrait de combler certaines lacunes au sein du champ des études sur la francophonie canadienne.

Résumé du colloque

Depuis quelques années, la recherche en français est au cœur des préoccupations de plusieurs intervenant·e·s du milieu universitaire que ce soit le scientifique en chef du Québec, l’Acfas ou l’Association des universités de la francophonie canadienne. L’accent a souvent été mis sur les indicateurs de rendement, la publication en français ou encore le soutien financier aux chercheur·se·s. Le présent colloque se distinguera des recherches précédentes en mettant l’accent sur des points aveugles des études précédentes. Il cherchera aussi à penser à des pistes de solutions à partir des constats déjà établis ainsi qu’à faire le point sur les actions déjà entreprises. Les communications présenteront soit les résultats de recherches en cours, soit des témoignages permettant de faire l’état des lieux. Elles toucheront à trois axes transversaux : le métier de chercheur, la recherche sur la francophonie canadienne et le rôle des acteurs externes à l’université. Les tables rondes et les sessions de communications se pencheront sur les thèmes suivants :

  1. Les défis des chercheur·se·s francophones œuvrant dans des universités anglophones (financement, facteur d’impact…);
  2. Les défis propres aux petites universités francophones (Université de Saint-Boniface, Université de Hearst, Université de l’Ontario français, Université Sainte-Anne);
  3. La situation préoccupante de la recherche en français dans les universités bilingues (Université d’Ottawa, Collège Glendon, Université Laurentienne, Campus Saint-Jean);
  4. Les défis liés au soutien à la recherche dans les centres et instituts de recherche sur la francophonie canadienne en contexte minoritaire (le BAFF, le CEFCO, le CRCCF, l’IEA);
  5. Les nouveaux appuis à la recherche en français qui découlent des études récentes (en ce qui concerne les politiques publiques);
  6. La francophonie comme sujet d’étude : objets et avancées théoriques;
  7. Les lieux de diffusion pour la recherche en français.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 13 mai 2024

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