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Les représentations de l’école sous l’angle de l’éthique féministe du care dans un corpus d’albums de littérature jeunesse

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Catherine Gagnon : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

On entend sur toutes les tribunes que l’école publique traverse une crise, qu’elle mérite mieux. Réfléchir à l’enjeu de l’amélioration de l’école publique passerait d’abord par une meilleure compréhension des représentations de l’école dans l’imaginaire collectif (Delbart, Kinif et Derobertmasure, 2021). Aussi, des théoriciennes avancent qu’une politique féministe du care (Tronto, 2009; Noddings, 2015) permettrait l’amélioration de l’école publique. L’éthique du care propose une vision de la justice fondée sur les liens qui nous unissent et nous permettent de vivre dignement. Pour décrire les représentations de l’école, je propose d’en exemplifier les caractéristiques grâce à l’analyse d’un corpus d’albums de littérature jeunesse (n=47). Cette dernière, reconnue comme une voie privilégiée pour comprendre le monde, contribue aussi à la construction d’un idéal (Brugeilles, Cromer et Panissal, 2009), en plus d’aider à la visualisation des usages et des sens pratiques de concepts à dimension sociopolitique (Godmer, 2010), telle qu’une politique du care. Pour cela, j’ai sélectionné des albums publiés en français (2022-2023) à partir du mot-clé «école» dans le catalogue de BAnQ, pour ensuite procéder à une analyse thématique (Paillé et Mucchielli, 2021) du texte et des illustrations des albums, à travers les cinq phases de l’éthique du care (Tronto, 2009). Les résultats permettront d’éclairer la portée éthique du care dans les représentations de l’école.

Résumé du colloque

Les livres jeunesse revêtent plusieurs rôles pour les enfants qui les lisent, et le milieu scolaire s’avère un terreau fertile pour les explorer (Giasson, 2000). Selon Nikolajeva (2014), les livres jeunesse contribuent à développer la connaissance du monde, la connaissance de soi et la connaissance de l’autre. Certains s’intéressent à ces différents axes de la connaissance par le truchement des livres jeunesse. Par exemple, quant à la connaissance du monde, cela peut être par le recours aux livres jeunesse pour initier des élèves de premier cycle à des concepts abstraits comme le temps, l’espace et les sociétés (Boulet, 2022) ou pour développer leur vocabulaire (Cuerrier, 2019). Pour ce qui est du recours aux livres jeunesse pour connaître une réalité semblable à la sienne ou différente, cela peut se traduire par des études de cas où il y a une mise en scène de fratries composées de personnages vivant avec un handicap (Joselin et Dayan, 2022) ou de personnages vivant un deuil (Henky, 2022). Ces brefs exemples montrent bien l’étendue des sujets quant aux connaissances que les livres jeunesse peuvent apporter aux lectrices et aux lecteurs. Outre ces apprentissages variés, les livres jeunesse contribuent également à la réflexion, pensons simplement au potentiel à philosopher avec les enfants grâce aux livres jeunesse (Chirouter, 2008, 2015). Sur le plan de l’émotion, certains considèrent les livres jeunesse utiles pour développer l’empathie fictionnelle (Larrivé, 2014, 2015), alors que d’autres s’intéressent aux émotions telles que véhiculées par les personnages (Bowen, 2022; Dionne, 2020). Compte tenu de cette diversité des rôles des livres jeunesse, il paraît essentiel de continuer à les explorer pour faire avancer les connaissances.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 13 mai 2024

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