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L’habitat individuel des personnes avec déficience intellectuelle sous le prisme des ressources de l’environnement

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Chloé Souesme : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Les personnes avec déficience intellectuelle sont considérées comme des personnes vulnérables dont l’accompagnement par les professionnel∙le∙s navigue entre l’autodétermination, l’indépendance et l’autonomie, face au risque et à la protection. Le contexte suisse de l’habitat des personnes en situation de handicap illustre cette tension. Malgré des politiques favorisant la diversité d’offre de logement, les personnes avec déficience intellectuelle restent très représentées dans les institutions. L’accès au logement individuel est complexe et seuls les facteurs propres à la personne ne suffisent pas à l’expliquer. Une hypothèse réside dans la représentation que ces personnes ne sont pas aptes à vivre seules et qu’il s’agit d’un risque trop important.

Peu de données rendent compte de la manière dont ces personnes habitent, lorsqu’elles disposent d’un logement. Cette thèse s’intéresse à la façon dont elles investissent leur logement et leur quartier, en portant un intérêt particulier aux facteurs environnementaux qui en facilitent ou freinent l’appropriation. Adoptant une approche ethnographique qui mobilise la géophotographie, la recherche invite à s’intéresser plutôt aux ressources de l’environnement mobilisées par les personnes, qu’aux facteurs personnels considérés comme constitutifs de la vulnérabilité.

La communication présente le projet de thèse et entend offrir des pistes de réflexion sur les effets des représentations des personnes considérées comme vulnérables.

Résumé du colloque

Les interventions auprès des personnes en besoin de protection présentent une grande complexité. Elles impliquent souvent des principes et acteurs sociaux aux positions antithétiques et nécessitent une grande diligence dans les pratiques. Ces interventions touchent, par exemple, la protection de la jeunesse, les situations où l’état de santé mentale porte un risque pour soi-même ou pour autrui, celles où une évaluation de l’inaptitude est jugée nécessaire ou, encore, des situations d’intervention qui impliquent l’accompagnement dans un processus de plainte criminelle. Pour plusieurs, la tendance à la législation des marges de la pratique sociale requiert une réflexion de fond quant à la formation, aux enjeux pédagogiques qu’elle sous-tend et aux connaissances à développer (Bellot, 2020). En conséquence, les milieux de formation sont appelés à renouveler leurs pratiques pédagogiques afin de bien préparer les professionnel·le·s aux constantes mutations de ces réalités complexes et de contribuer aux réflexions éthiques, théoriques ainsi qu’au développement de connaissances entourant la judiciarisation des enjeux sociaux.

Au vu de l’évolution rapide des standards judiciaires de pratique, une discussion convergente réunissant diverses perspectives sur le sujet, dont celles des destinataires, des intervenant·e·s, des formateur·trice·s et des chercheur·e·s, s’avère nécessaire. En réponse à ce besoin, ce colloque porte sur les enjeux de la recherche et de l’enseignement liés à l’intervention sociale en contextes de protection et vise à répondre aux objectifs suivants :

Le colloque porte sur les enjeux de la recherche et de l’enseignement liés à l’intervention sociale en contexte de protection. Ceux-ci pourront être abordés selon les deux volets suivants : 1) les enjeux éthiques, théoriques ainsi que les connaissances pertinentes à l’intervention en contexte de protection; et 2) les initiatives pédagogiques mises en place à la formation des candidats à la profession pour développer des interventions adaptées au contexte de protection.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 13 mai 2024

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