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André Yves Pierre : Université d'État d'Haïti
Au début du XXe siècle, avec l'occupation américaine, Haïti a commencé à se doter de lois sur la ville. Cette première législation urbaine a été influencée par la croissance des villes, notamment de la capitale. De plus, la centralisation du pays autour de Port-au-Prince a généré un certain nombre de problèmes urbains. C'est ainsi que la volonté de modernisation a conduit les autorités à mettre en place des lois d'urbanisme. En effet, les efforts des années 1920 et 1930 ont permis à Dumarsais Estimé de s'engager dans un processus de modernisation du pays et il a profité de la célébration du 200e anniversaire de Port-au-Prince en 1949 pour lancer la publication des lois d'urbanisme. Ses successeurs l'ont également suivi, même sous des régimes dictatoriaux. Aujourd'hui, au début du 21ème siècle, Haïti est confrontée à une inflation de lois urbaines et de projets urbains qui ne sont ni appliqués ni mis en œuvre dans la réalité.
Pour réaliser ce travail, nous allons utiliser la méthode historique pour comprendre l'évolution de la législation urbaine en Haïti. De plus nous allons aussi utiliser la méthode d'observation directe pour pouvoir décrire les problèmes et les réalités que font face l'urbanisation en Haïti.
Le dernier rapport du GIEC réaffirme le consensus scientifique sur l’évolution du climat : réchauffement planétaire, transformation de la biodiversité, émergence plus fréquente des zoonoses, déforestation, épuisement des ressources naturelles et des chaînes alimentaires, démultiplication des catastrophes et de leur intensité, exodes climatiques et bien d’autres phénomènes qui caractérisent les changements climatiques et leurs conséquences.
Ici, nous partons de l’hypothèse que la Terre est littéralement terraformée par deux processus de mondialisation qui sont désormais interdépendants et indissociables : l’urbanisation planétaire (englobement 1, pensé par l’anthropologie de la mondialisation, les études urbaines, la sociologie, etc.) et le changement global (englobement 2, pensé par la science du système-Terre). L’urbanisation planétaire vectorise les changements climatiques, qui vectorisent désormais l’urbanisation planétaire, qui vectorise l’habitabilité (pensée par l’écologie, les études de l’environnement, les sciences sociales, l’architecture, etc.). L’urbain anthropocène est donc la période géo-sociale-historique qui correspond à une montée de la menace sur l’habitabilité et qui nous oblige à développer des cadres conceptuels et des démarches épistémologiques qui nous permettent d’appréhender ces transformations.
L’objectif de ce colloque est de saisir les processus urbains dans une perspective interdisciplinaire et, ainsi, développer une posture épistémologique grâce aux contributions de plusieurs chercheur·e·s. Cela se fera en étudiant les flux, les patchs et les configurations permettant d’appréhender le rôle de l’urbanisation dans les changements climatiques et de comprendre comment les liens entre les villes et la crise climatique reconfigurent l’ordre social, économique, juridique et politique contemporain.
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