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Maria Vincenza Raso : Université de Sherbrooke
Au cours de l’histoire de l’éducation plusieurs apports ont contribué à l’élaboration de différents modèles culturels et idéaltypes pédagogiques, avec des retombées sur les programmes, les pratiques et les dispositifs institutionnels de l’éducation préscolaire.
Cette communication propose une analyse de ces principales idées pédagogiques selon la triade de Pestalozzi « apprendre avec la tête, avec le cœur, avec les mains », qui a introduit une approche globale et développementale du jeune enfant.
L’interprétation proposée sera confrontée aux défis de nos sociétés hypermodernes, caractérisées par le paradigme de la « fragmentation », qui se réalise à plusieurs niveaux - géopolitique, social, familial, individuel, existentiel, des savoirs, de l’information, etc. -, et qui engendre parfois des représentations monolithiques de l’enfant, opérant ainsi des découpages artéfactuels (ex. l’enfant numérique, l’enfant émotionnel, etc.).
Dans ce cadre, à la lumière des idées pédagogiques de Pestalozzi et des auteurs principaux qui ont nourri l’éducation dite « nouvelle », nous souhaitons faire émerger les perspectives d’évolution ainsi que les dyscrasies et les limites des systèmes éducatifs actuels adressés à la petite enfance. Notre réflexion portera en particulier sur le nouveau système intégré 0-6, introduit en Italie par la loi 107/2015 et mis en place par la documentation ministérielle qui a suivi.
L’éducation est un phénomène humain d’une riche complexité du fait de ses nombreuses dimensions. Sur le plan théorique, cette complexité entraîne la production d’une multitude de perspectives pouvant être adoptées. C’est de cette complexité que s’est constitué, avec le temps, le champ des sciences de l’éducation. Les emprunts sont à la base de cette constitution; il s’agit d’un champ où les frontières disciplinaires ont peu de force. Pour cette raison, l’histoire des idées en sciences de l’éducation est vouée à être riche dans sa dynamique.
Les sciences de l’éducation formant une réalité complexe, son étude historique est susceptible de prendre de nombreuses formes et d’émerger de plusieurs endroits. L’histoire de la philosophie a été et est toujours un lieu où l’histoire des idées sur l’éducation a été étudiée : des Grecs à Dewey, en passant par Montaigne ou Rousseau, nombreux sont les philosophes s’étant penchés avec attention sur la question de l’éducation. Mais l’histoire des idées en sciences de l’éducation ne se limite pas à celles philosophiques : les idées pédagogiques, didactiques ou encore sociologiques, entre autres, sur l’éducation en font elles aussi partie.
Ce colloque a pour objectif de jeter un regard large sur l’histoire des idées dans le champ des sciences de l’éducation. Il vise à réunir des chercheurs francophones intéressés par l’histoire des idées de ce champ au sein d’un même événement, et ce, sans égard aux frontières disciplinaires qui pourraient exister. Voilà pourquoi nous proposons trois façons d’aborder les idées passées sur l’éducation : 1) pour elles-mêmes; 2) dans leur mise en relation avec des idées actuelles; et 3) dans leur mise en relation avec des enjeux actuels.
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