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Proposition d’une typologie des erreurs dans les livres jeunesse portant sur les enjeux environnementaux

AG

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Audrey Groleau : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Au cours des trente dernières années, plusieurs ont proposés des critères pour évaluer les livres jeunesse traitant des sciences (p.ex., Atkinson et coll., 2009; Madrazo, 1997; Rice, 2002; Soudani et coll., 2015). Cependant, nous avons constaté que ceux pour choisir des livres jeunesse traitant des enjeux environnementaux, sont rares ou insatisfaisants, et c’est pour cela que, dans une étude antérieure, nous avons proposé une grille de critères pour guider la sélection de livres jeunesse portant sur ce sujet (DeRoy-Ringuette et Groleau, 2023). Cette grille, conçue dans une perspective interdisciplinaire entre la didactique des sciences et la didactique de la lecture, contient deux énoncés méritant plus d’attention : « Le contenu présenté est-il exact du point de vue scientifique; Le contenu présenté est-il exact du point de vue environnemental ». De fait, nous avons remarqué qu’il arrive que dans les livres jeunesse, certains termes ou certaines illustrations pourraient éventuellement mener à des obstacles, voire contiennent des erreurs évidentes. Afin de guider encore plus finement le choix des livres – et de manière complémentaire à notre grille précédemment développée –, notre objectif ici est de dégager une typologie des erreurs fréquentes, en texte ou en image, trouvées dans des livres jeunesse récents portant sur des enjeux environnementaux. Nous procédons par une analyse inductive (Blais et Martineau, 2006) sur un échantillon de convenance d’une trentaine d’ouvrages.

Résumé du colloque

Les livres jeunesse revêtent plusieurs rôles pour les enfants qui les lisent, et le milieu scolaire s’avère un terreau fertile pour les explorer (Giasson, 2000). Selon Nikolajeva (2014), les livres jeunesse contribuent à développer la connaissance du monde, la connaissance de soi et la connaissance de l’autre. Certains s’intéressent à ces différents axes de la connaissance par le truchement des livres jeunesse. Par exemple, quant à la connaissance du monde, cela peut être par le recours aux livres jeunesse pour initier des élèves de premier cycle à des concepts abstraits comme le temps, l’espace et les sociétés (Boulet, 2022) ou pour développer leur vocabulaire (Cuerrier, 2019). Pour ce qui est du recours aux livres jeunesse pour connaître une réalité semblable à la sienne ou différente, cela peut se traduire par des études de cas où il y a une mise en scène de fratries composées de personnages vivant avec un handicap (Joselin et Dayan, 2022) ou de personnages vivant un deuil (Henky, 2022). Ces brefs exemples montrent bien l’étendue des sujets quant aux connaissances que les livres jeunesse peuvent apporter aux lectrices et aux lecteurs. Outre ces apprentissages variés, les livres jeunesse contribuent également à la réflexion, pensons simplement au potentiel à philosopher avec les enfants grâce aux livres jeunesse (Chirouter, 2008, 2015). Sur le plan de l’émotion, certains considèrent les livres jeunesse utiles pour développer l’empathie fictionnelle (Larrivé, 2014, 2015), alors que d’autres s’intéressent aux émotions telles que véhiculées par les personnages (Bowen, 2022; Dionne, 2020). Compte tenu de cette diversité des rôles des livres jeunesse, il paraît essentiel de continuer à les explorer pour faire avancer les connaissances.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 13 mai 2024

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