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Quelle adéquation des pratiques d’enseignement et des pratiques d’évaluation en écriture? Résultats d’une revue systématique

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Stéphanie Laurence : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

La recherche menée au Québec permet difficilement de brosser un portrait des pratiques enseignantes en écriture au primaire. Cette dernière se concentre souvent sur des aspects précis de l’écriture (p. ex. Anctil et al., 2018), comprend des échantillons trop faibles pour permettre toute généralisation (p. ex. Laroui et al., 2014) ou vise une transformation des pratiques plutôt que les décrire (p. ex. Tremblay et al., 2020). Toutefois, différents documents ministériels indiquent la nécessité d’un changement de pratiques en classe (p. ex., Gouvernement du Québec, 2018) sans qu’un portrait de ces dernières soit accessible. Dans la cadre d’une revue systématique en cours, nous avons recensé des recherches québécoises publiées depuis le Rapport Parent (N=118) comprenant des pratiques d’enseignement ou des pratiques d’évaluation de l’écriture. Dans le cadre de cette communication, nous nous penchons sur l’adéquation des pratiques d’enseignement et des pratiques d’évaluation pour dégager comment, au fil du temps, l’enseignement et l’évaluation sont alignés. Les résultats préliminaires montrent d’ailleurs que certaines pratiques comprennent un volet enseignement et un volet évaluation, comme les orthographes approchées (Charron et al., 2018). Or, la proportion de ces pratiques reste faible comparativement à celles n’ayant qu’un volet enseignement ou qu’un volet évaluation. Cette communication ouvre donc la réflexion quant à l’alignement curriculaire pensé par Pasquini (2019).

Résumé du colloque

La maîtrise de l’écriture est primordiale pour réussir à l’école et hors d’elle : elle sous-tend plusieurs apprentissages scolaires et facilite l’obtention d’un diplôme ou d’un emploi, permettant ultimement aux citoyens de devenir autonomes et de s’épanouir au sein de la société (Arfé et Dockrell, 2023; Chartrand, 2006). Compétence universelle, écrire permet de partager des idées, d’argumenter, de raconter des histoires ou de communiquer avec ses pairs (Graham et Harris, 2019).

Or, devenir un scripteur compétent ne va pas de soi. En font foi les plus récents taux de réussite aux épreuves ministérielles d’écriture au secondaire, inférieurs à 60 % dans plusieurs régions du Québec (Morasse, 2022). Cette difficulté s’explique sous deux plans. D’une part, écrire serait la tâche la plus exigeante en ressources cognitives (Favart et Olive, 2005), en raison notamment de la gestion en mémoire des différents traitements nécessaires à l’élaboration du contenu, aux choix lexicaux, syntaxiques et orthographiques et à la mise en œuvre de stratégies rédactionnelles (Alarmargot et Chanquoy, 2011; Berninger et Amtmann, 2003; Berninger et Winn, 2006). D’autre part, les élèves n’ont pas tous un rapport positif à l’écriture, ce qui nuit à leur engagement dans cette tâche, et ce rapport se dégrade considérablement lors de la transition primaire-secondaire (MEESR, 2015).

Devant ce constat, il faut interroger le rôle de l’évaluation dans le développement des compétences scripturales des élèves. Pour les milieux scolaires et scientifiques, l’évaluation de l’écriture représente un défi conceptuel et méthodologique (Dockrell et al., 2019), puisqu’elle doit couvrir les nombreux aspects qui l’entourent (Daigle et Berthiaume, 2021). Ce colloque est justement l’occasion d’aborder l’évaluation de l’écriture du préscolaire au secondaire sous deux axes : 1) les pratiques d’évaluation de l’écriture en classe de français; et 2) les pratiques d’évaluation en écriture issues de la recherche actuelle.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 13 mai 2024

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