Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Emilie Sénéchal : Hydro-Québec
Marcher ensemble vers un avenir meilleur : tel est l'engagement qu'Hydro-Québec a pris avec les Premières Nations et les Inuits (PNI). À titre de cheffe Relations avec les PNI, appuyée par une équipe d’une vingtaine de conseillers, notre mission comprend 3 axes : (1) Établir et maintenir un rapport proactif et basé sur la confiance avec les communautés PNI; (2) Favoriser l’acceptabilité sociale tout au long de nos projets et dans nos activités d’exploitation; et (3) Faire évoluer la culture d’entreprise afin qu’elle tienne compte des spécificités et des réalités PNI.
Cette mission nous amène à composer avec le grand paradoxe local/global afin de concilier le respect du territoire et les réalités des PNI tout en répondant aux besoins énergétiques de l’ensemble de la population québécoise. Ce grand paradoxe se vit à travers de multiples dualités dont celle des conseillers qui travaillent au quotidien à construire une relation de confiance et d’empathie envers les communautés PNI, tout en contribuant à la réalisation des objectifs, des projets et des activités d’Hydro-Québec. La présentation abordera notamment ce paradoxe d’appartenance (belonging) (Smith et Lewis, 2011).
Ce colloque fait suite au colloque 415, tenu dans le cadre du 90e congrès de l’Acfas. Le modèle classique de la gestion est encore en vigueur dans les services publics : depuis la formalisation de Fayol (1916), on continue de décomposer le processus de gestion en quatre fonctions successives : planifier, organiser, diriger, contrôler. La gestion axée sur les résultats a adapté ce modèle en renommant la dernière fonction par l’évaluation et en proposant un caractère circulaire au processus : il s’agit d’évaluer pour s’améliorer et fixer de nouveaux objectifs, tout en rendant compte au public des résultats atteints et de l’utilisation des ressources. Toutefois, le travail des gestionnaires au quotidien ne suit pas un cours linéaire et cumulatif (Mintzberg, 1973; Tengblad, 2011). Cela n’invalide toutefois pas le modèle classique de gestion, mais confirme l’importance de distinguer le management stratégique (PODC-E) du management opérationnel.
Ce colloque se portera au-devant des réalités quotidiennes des gestionnaires dans les services publics, notamment dans un contexte de complexité accrue et d’injonctions possiblement contradictoires. Le cadre théorique des paradoxes (Schad et al., 2016; Smith et Lewis, 2023) permet d’appréhender cette complexité et de la nommer. Ce colloque organisera la rencontre entre la conception universitaire des paradoxes et les réalités actuelles des gestionnaires dans les services publics (santé, éducation, services municipaux) : comment vivent-ils et gèrent-ils ces paradoxes ? Pour aller au bout du raisonnement, la deuxième journée du colloque sera consacrée à des expériences pédagogiques consistant à travailler avec les paradoxes dans l’enseignement de la gestion : comment accueillir dans les formations professionnalisantes l’expérience de tensions contradictoires, particulièrement importantes pour les cadres intermédiaires dans les services publics, et comment faire se rencontrer cette conceptualisation théorique et le vécu des gestionnaires ?
Titre du colloque :
Thème du colloque :