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Algues et santé naturelle, il n’y a qu’un pas à franchir, ou plutôt, qu’une enzyme à produire!

KL

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Katy Leduc : Cégep de Shawinigan

Résumé de la communication

Les macroalgues ont un grand potentiel pour favoriser l’accès à des aliments riches en nutriments et à des produits de santé naturelle. Les algues du genre Porphyra, utilisées pour fabriquer la nori, un produit alimentaire, sont riches en sucres sulfatés, les porphyranes. L’hydrolyse enzymatique de ces sucres complexes libère des sucres plus simples aux propriétés antioxydantes et antitumorales. La démonstration du potentiel des hydrolysats de porphyranes et leur production commerciale exigent qu’on dispose d’une grande quantité de l’enzyme β-agarase B. À cette fin, une souche génétiquement modifiée de la levure Kluyveromyces lactis a été mise au point, puis la production a été optimisée en bioréacteur. Le gène de la β-agarase B a été introduit dans le génome de la levure, et la capacité de la souche à produire l’enzyme a ensuite été vérifiée en petit volume (culture liquide agitée en erlenmeyer). L’enzyme produite, la β-agarase B, a été détectée avec succès de façon spécifique avec la technique du buvardage de Western. Une phase d’optimisation de la production de l’enzyme s’est déroulée par la suite dans un bioréacteur de 2 L, ce qui a permis de déterminer la source de substrat carboné, le temps de production et le pH du milieu de culture optimaux. L’activité de l’enzyme produite a pu être confirmée. Ce projet jette les bases d’une voie de valorisation des macroalgues en produits bénéfiques pour la santé humaine.

Résumé du colloque

La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.

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Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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