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Analyse exploratoire des points tournants, obstacles et leviers repérés dans les trajectoires d’aide de femmes victimes de violence conjugale.

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Samuelle Lalancette : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Au Québec, la violence conjugale continue d’être un enjeu de sécurité et de santé publique important et les femmes en sont les principales cibles (Corte et Desrosier, 2020). Or, plusieurs victimes peinent à utiliser différents services dans le réseau public ou communautaire (Tanguy, 2016; Lapierre et al., 2022). D’autres femmes victimes doivent interagir avec plusieurs secteurs, tels que les milieux policiers ou communautaires (Frenette et al., 2018), voire séjourner à plusieurs reprises dans des maisons d’hébergement, avant de pouvoir vivre de manière libre et sécuritaire (Tanguy et al., 2020). Cela étant, encore peu de recherches se sont attardées à décrire les parcours de recherche d’aide de ces femmes. S’appuyant sur une recherche qualitative partenariale menée au Québec entre 2018 et 2021 auprès de femmes victimes de violence conjugale, cette communication vise à retracer les trajectoires d’aide. À la lumière de l’analyse thématique des récits de vie de 25 femmes, trois ensembles de résultats seront présentés : les points tournants, les obstacles et les leviers repérés dans les trajectoires de recherche d’aide face à la violence conjugale. Enfin, à la lumière de ces constats, des recommandations seront émises pour améliorer l’accessibilité et la qualité des ressources d’aide offertes aux femmes victimes de violence conjugale, et ce, afin de leur offrir un soutien plus efficace et mieux adapté à leurs besoins.

Résumé du colloque

En dépit d’avancées notables dans la promotion de l’égalité des genres au Canada, les manifestations de violences à l’encontre des filles et des femmes subsistent sous différentes formes. Ce constat met en lumière un enjeu important : malgré l’augmentation de la recherche et la mobilisation des connaissances, un manque d’engagement intersectionnel, interdisciplinaire et partenarial perdure, entravant l’adaptation des actions de sensibilisation, prévention, intervention et défense des droits aux complexités des violences faites aux filles, aux femmes et à leurs enfants laissant perdurer des approches cloisonnées.

C’est ici qu’interviennent les collectifs de recherches et d’actions SAS-Femmes et FemAnVi. SAS-Femmes accorde la priorité à la collaboration, en travaillant étroitement avec celles et ceux directement touchés par la violence ou qui les soutiennent, en vue de développer des recherches et des actions contribuant à assurer la sécurité, l’autonomie et la santé des filles et des femmes. FemAnVi vise à développer et soutenir les recherches, interventions sociales et actions militantes s’inscrivant dans les luttes féministes contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Dans les deux cas, les activités poursuivies s’inscrivent dans une démarche de réciprocité et de coconstruction des savoirs impliquant chercheur·e·s, étudiant·e·s, intervenant·e·s, militant·e.s féministes et expertes de vécu.

Les efforts consentis, autant dans SAS-Femmes que dans FemAnvi, s’inscrivent dans une perspective féministe intersectionnelle engagée, favorisant la recherche interdisciplinaire et l’action intersectorielle. Dans une approche appliquée et partenariale, les travaux menés soutiennent la mise au point de méthodes de recherche et de pratiques d’interventions innovantes qui brisent les silos. Les deux collectifs unissent ici leurs efforts afin d’enrichir le dialogue sur les recherches et les actions à prioriser en violences faites aux filles, aux femmes et aux enfants.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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