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Caractérisation physicochimique et écologique d’un site contaminé en préparation de sa décontamination par les plantes

GL

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Guillaume Labrecque : Cégep de l'Outaouais

Résumé de la communication

La contamination de sites urbains, riverains et autres écosystèmes par des substances polluantes, due aux activités intensives de l’anthropocène pour stimuler le développement économique, constitue un enjeu majeur. En raison des risques écotoxicologiques liés à l’exposition aux contaminants, la décontamination de ces écosystèmes devient cruciale, nécessitant la mise en œuvre efficace d’actions correctives. Notre projet porte sur la décontamination des sites pollués au moyen de la phytoremédiation, une approche écologique respectueuse de l’environnement, permettant d’éviter les méthodes coûteuses et peu durables comme l'excavation ou l'enfouissement des sols. Pour ce faire, une cinquantaine de sites contaminés dans l’Outaouais, d'une importance socio-économique et écologique certaine, ont été identifiés dans la première phase du projet. Dans la phase suivante, un site a été caractérisé en vue de sa décontamination et de sa revitalisation. Des échantillons de sols et de plantes ont été prélevés, et huit métaux lourds (Cd, Cu, Cr, Hg, Mn, Ni, Pb et Zn) ont été analysés par spectrométrie d’absorption atomique et ICP. Les résultats préliminaires révèlent une contamination du sol en Pb et Zn dépassant les critères Bécotox du Québec basés sur la protection de l’écosystème pour les sols, indiquant ainsi la pertinence de la décontamination par phytoremédiation pour restaurer la santé écologique des sites pollués.

Résumé du colloque

La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.

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Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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