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Changements dans le cerveau néonatal : une évaluation du développement et de la maturation des tissus cérébraux néonatals grâce à l'imagerie par résonance magnétique de diffusion

KX

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Kylie Xu : Collège Dawson

Résumé de la communication

Les bébés prématurés sont à risque de troubles neurodéveloppementaux. L’imagerie par résonance magnétique de diffusion (IRMd) est une technique intéressante pour évaluer la microstructure. Nous avons analysé 45 cerveaux néonatals (34 sem.≤ âge de gestation< 43 sem.) pour comparer les cerveaux de bébés à terme (N=30, ≥37) à ceux de bébés prématurés (N=15, <37) afin de déterminer la présence de changements secondaires à la prématurité. Chaque cerveau a été modélisé de façon à obtenir quatre paramètres : diffusivité axiale (AD), diffusivité moyenne (MD), diffusivité radiale (RD) et anisotropie fractionnelle (FA). Des cartes de la matière blanche (MB), de la matière grise corticale (MGC) et de la matière grise du noyau cérébral ont été dressées. Le test Mann-Whitney a démontré des résultats significatifs dans les trois régions d’intérêt. Parmi eux, la MB a présenté le plus grand changement : MD (-8,40 %, p=0.000065), AD (-5,93 %, p=0.000313), RD (-9,96 %, p=0.000031) et FA (16,36 %, p=0.000040) quand l’âge gestationnel à la naissance augmente, suggérant une diminution d’eau et une augmentation de la myélinisation dans le cerveau néonatal. À l'inverse, la MGC a le moins changé. Nos résultats : 1) le cerveau des bébés à terme est caractérisé par une plus grande maturation comparée à celle des bébés prématurés; 2) la MB mature rapidement sur le plan de de la myélinisation, quantifiable en DTI. Ces résultats nous informent sur des facteurs de risque liés à une naissance prématurée.

Résumé du colloque

La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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