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Effets de l’utilisation de différents biochars sur la croissance du mycélium du ganoderme luisant (Ganoderma lucidum) et sur les propriétés des mycomatériaux

MB

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Maïkan Bruel-Pilon : Cégep de la Pocatière

Résumé de la communication

Cette étude visait à évaluer le potentiel du biochar comme amendement en observant son effet sur la croissance mycélienne du ganoderme luisant (Ganoderma lucidum) et, conséquemment, sur le développement de mycomatériaux plus performants. Lors des tests réalisés, trois biochars différents (Airex, Corichar et Now) ont été utilisés afin de voir si les résultats varieraient selon le type de biochar. Il a été déterminé, par une extraction et un dosage de l’ergostérol, que l’ajout de biochar au substrat de fermentation solide ne semblait pas avoir d’effet sur la croissance du mycélium. D’une part, des tests de croissance de la souche fongique sur quatre axes ont révélé qu’une hausse de la concentration en biochar dans le milieu de culture PDA limitait la croissance du mycélium de G. lucidum. D’autre part, un test d’absorption d’eau a montré que les mycomatériaux contenant le biochar Corichar absorbaient une masse en eau supérieure aux résultats des autres recettes, ce qui voudrait dire que l’ajout de Corichar augmente la capacité d’absorption d’eau. De plus, le Corichar n’a pas amélioré la résistance à la flexion des mycomatériaux, et le biochar Airex l’a même diminué. Finalement, cette étude semble démontrer que les résultats varient peu selon le type de biochar et que le biochar n’a pas d’effet positif sur le développement de G. lucidum et la conception de mycomatériaux.

Résumé du colloque

La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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