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Émilie Lauzière : Université de Sherbrooke
À travers leur développement, les enfants vont faire face à différentes pertes, comme le décès d'un grand-parent. Or, l'acquisition du concept de mort, dans ses cinq dimensions que sont l'universalité, l'irréversibilité, la cessation et la causalité (Panagiotaki et al., 2015; Panagiotaki et al., 2018 ; Slaughter et Griffiths, 2007; Wong, 2022) varie selon des facteurs tels que le stade développemental, comme les expériences de décès dans la famille, et l'éducation, dont les influences familiales, scolaires, religieuses et culturelles. Cependant, plusieurs parents et personnes intervenant auprès d’enfants âgés entre 5 à 12 ans ne savent pas comment s’y prendre pour aborder ce sujet potentiellement délicat avec eux.
La communication présentera les résultats d’une étude visant à obtenir un consensus de personnes expertes sur le fond et la forme de l’histoire « La mort de grand-papa Mario » rédigée par Anne-Marie Lebrun, psychoéducatrice afin d’aborder la mort auprès des enfants de 5 à 12 ans. Inspirée de la méthode Delphi, la recherche était constituée des trois phases suivantes : 1) recension des écrits, 2) adaptation de l’histoire et 3) validation par la méthode Delphi à l’aide de trois catégories de personnes expertes (parents d’enfant(s) de 5 à 12 ans, spécialistes du développement de l’enfant et personnes intervenantes auprès de cette tranche d’âge).
Les livres jeunesse revêtent plusieurs rôles pour les enfants qui les lisent, et le milieu scolaire s’avère un terreau fertile pour les explorer (Giasson, 2000). Selon Nikolajeva (2014), les livres jeunesse contribuent à développer la connaissance du monde, la connaissance de soi et la connaissance de l’autre. Certains s’intéressent à ces différents axes de la connaissance par le truchement des livres jeunesse. Par exemple, quant à la connaissance du monde, cela peut être par le recours aux livres jeunesse pour initier des élèves de premier cycle à des concepts abstraits comme le temps, l’espace et les sociétés (Boulet, 2022) ou pour développer leur vocabulaire (Cuerrier, 2019). Pour ce qui est du recours aux livres jeunesse pour connaître une réalité semblable à la sienne ou différente, cela peut se traduire par des études de cas où il y a une mise en scène de fratries composées de personnages vivant avec un handicap (Joselin et Dayan, 2022) ou de personnages vivant un deuil (Henky, 2022). Ces brefs exemples montrent bien l’étendue des sujets quant aux connaissances que les livres jeunesse peuvent apporter aux lectrices et aux lecteurs. Outre ces apprentissages variés, les livres jeunesse contribuent également à la réflexion, pensons simplement au potentiel à philosopher avec les enfants grâce aux livres jeunesse (Chirouter, 2008, 2015). Sur le plan de l’émotion, certains considèrent les livres jeunesse utiles pour développer l’empathie fictionnelle (Larrivé, 2014, 2015), alors que d’autres s’intéressent aux émotions telles que véhiculées par les personnages (Bowen, 2022; Dionne, 2020). Compte tenu de cette diversité des rôles des livres jeunesse, il paraît essentiel de continuer à les explorer pour faire avancer les connaissances.
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