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Louis Tessier : Cégep de Shawinigan
Le curdlane est un biopolymère d’origine microbienne utilisé comme agent gélifiant dans l’industrie alimentaire. Les technologies employées pour le purifier sont coûteuses et n’exploitent pas le plein potentiel de la formation de gels. Or, nous avons développé une nouvelle méthode qui consiste à utiliser l’ultrafiltration (UF) pour extraire le curdlane contenu dans un milieu de culture dilué, dont le pH a été ajusté pour changer sa structure et favoriser sa dissolution. Nous avons essayé plusieurs porosités de membranes et avons appliqué la technique de la diafiltration (nettoyage du concentré à l’eau) pour le purifier, tout en ajustant la teneur en sels grâce à une sonde à conductivité. Différentes conductivités ont été testées, car la teneur en sels affecte la mobilité des molécules d’eau, et donc, la viscosité du gel. Finalement, le concentré purifié a été séché à froid pour obtenir une poudre commercialisable. Les résultats ont démontré qu’une UF avec une membrane de 15-20 nm de porosité et une série de diafiltrations menant à une conductivité relativement élevée de 1,5 mS/cm, ont permis de concentrer presque 10 fois le biopolymère, d’en récupérer plus de 93 % et d’obtenir un niveau de pureté de 96 %. Contrairement aux autres méthodes, on obtient un produit pur plus rapidement avec peu de perte, ce qui favorise la formation d’un gel dense et très résistant. Il serait envisageable d’intégrer cette technologie peu coûteuse à l’échelle industrielle.
La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.
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