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Kossi Fabrice Sodoke : Cégep de Saint-Jérôme
Le secteur de l’impression 3D, malgré sa forte croissance depuis une décennie, arrive difficilement à trouver une solution pour imprimer de façon adéquate des plastiques les moins coûteux tels que le polyéthylène et le polypropylène (les polyoléfines). La cause du problème est liée essentiellement au taux de cristallinité élevé des polyoléfines. Récemment, certains verrous technologiques permettant de diminuer ce taux, comme l’incorporation de fibres, ont été levés. Notre objectif est de développer des filaments polyoléfines en incorporant des fibres du Québec pour l’impression 3D, en revalorisant les rebuts de la culture du lin. Nous avons fabriqué les filaments en mélangeant des fibres de lin avec des polyoléfines tout en évitant la dégradation des fibres. Des pâtes de polyoléfines/lin contenant 10 %, 20 %, 30 % de fibres ont été fabriquées, granulées, puis extrudées pour obtenir des filaments d’un diamètre de 1,75 mm. Les résultats ont démontré la faisabilité du procédé et une bonne adhérence au lit d’impression. L’incorporation de fibres de lin dans les polyoléfines améliore l’impression. Il reste à améliorer la qualité des fibres afin de s’assurer d’une bonne imprimabilité des plastiques comportant des filaments polyoléfines/lin du Québec.
La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.
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