Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Alexis Groussaud : Université Rennes 2
Notre communication porte sur une expérience avec des étudiant.es en amphi par une maîtresse de conférences et un doctorant ATER. L’option « Éducation et politique » est choisie par des 1e années de licences de Rennes-2. Centré au premier semestre sur l’histoire de la construction de l’École, ce cours leur fournit des clés d’analyse aux enjeux socio-politiques actuels et aux questions socialement vives. Le cours magistral a donc été cassé par des Quoi de neuf ?, des classes inversées, des cours dialogués, des travaux de groupes et 3 conseils de manière à créer une dynamique collective. Au second semestre, ce cours est un terrain de jeu ouvert à une réflexion sur la place de l’éducation dans l’organisation politique aujourd’hui. Les étudiant.e.s ont la possibilité de s’engager dans un processus d’organisation collective du travail pour réfléchir aux moyens de s’épanouir dans le rapport pédagogique. Le détour par une documentation sur la Grèce antique leur permet de s’armer d’outils pour penser les rapports de domination de la relation pédagogique. Le croisement de ces expériences permet de dégager plusieurs invariants : porosité entre le monde du dehors et l’amphithéâtre, posture de l’enseignant, confiance accordée aux étudiant.es, existence de lois édictées collectivement pour permettre au groupe d’exister.
Le colloque vise à organiser la rencontre entre des chercheur·ses et des professionnel·les qui, d’une part, sont engagés dans des pratiques pédagogiques alternatives (à tous les niveaux d’enseignement), et qui, d’autre part, analysent et formalisent ces pratiques. Nous abordons la question des « invariants » des pédagogies alternatives.
Nous considérons qu’il y a pédagogie « alternative » ou « différente » (Viaud, 2005; Reuter, 2021; Hugon, Robbes et Viaud, 2021) dès lors que des praticien·nes s’engagent dans une entreprise de renouvellement et/ou de transformation plus ou moins importante de la forme scolaire (Vincent, 1994; Vincent et al., 2012), en matière de pratiques, de visées, de cadre de référence.
Wagnon (2019) estime toutefois qu’il n’y a pas une seule, mais une « nébuleuse » de pédagogies alternatives. Ce colloque vise à provoquer la réflexion sur les traits récurrents de ces pédagogies dans leur diversité : quels sont leurs « invariants »?
Ces invariants ne se limitent pas aux pratiques, aux techniques, aux méthodes pédagogiques et aux principes fondamentaux ou d’action qui les sous-tendent. Nous considérons deux autres dimensions : 1) leurs effets sur les formateurs comme sur les formés (les apprentissages opérés, les transformations produites chez les sujets, au sein des collectifs, peut-être dans la société); et 2) les processus à l’œuvre dans ces pratiques (dans les modalités de travail du pédagogue ou de l’équipe de pédagogues, dans les conditions d’élaboration et de transformation des dispositifs, dans les processus transformateurs au sein de tels environnements pédagogiques).
Ce colloque réunit à la fois des scientifiques de 10 universités (7 d’Europe, 2 du Québec, 1 du Brésil) et des praticiens, partant du principe que ceux-ci peuvent théoriser leurs expériences et en dégager des principes participant d’un savoir pédagogique (Fabre, 2002) qui peut être partagé au sein de la communauté scientifique.
Titre du colloque :
Thème du colloque :