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Elyse Mccann : EnviroCentre
L’est de l’Ontario fait face à un défi important en matière d’habitation. Dans cette région, plusieurs locataires des 36 500 logements sociaux font face à la précarité énergétique alors que les fonds pour améliorer l’efficacité énergétique de ces logements sont limités. Le projet Future Home Accelerator d’EnviroCentre vise à répondre au besoin pressant de logements abordables et économe en énergie par la mise en œuvre d’un modèle de rénovations en profondeur standardisés de logements sociaux. Avec un projet pilote de 110 unités de maisons en rangée à Gloucester dans l’est de l’Ontario, le projet intègre formation professionnelle, engagement des résidents et évaluation des bénéfices sociaux afin d’établir un modèle reproductible à l’ensemble de la région et ailleurs au Canada. Notre modèle maintient les coûts en-deçà de 35 000$, tout en réalisant une diminution de 80% des émissions de GES et de 50% de la consommation d’énergie par unité. On estime que le modèle pourrait s’appliquer à 152 000 unités (maisons en rangée, immeubles à faible hauteur) dans l’est de l’Ontario, à 990 000 unités en Ontario et à 2,5 millions d’unités au Canada. Les réductions d’émissions qui résulteraient de cette mise à l’échelle sont considérables. Avec le soutien du Canada, ce projet peut accélérer l’adoption de rénovations en profondeur, en particulier dans les modèles de logements sociaux courants, contribuant ainsi de manière significative aux solutions de logement durable à l’échelle nationale.
L’énergie est essentielle pour répondre à nos besoins fondamentaux et est une condition préalable à la santé. Pourtant, plusieurs ménages canadiens n’ont pas accès à des niveaux de services énergétiques adéquats (chauffage, climatisation, éclairage, alimentation des appareils ménagers, etc.) pour maintenir une température intérieure saine, répondre à leurs besoins et vivre dans la dignité — une situation connue sous le nom de précarité énergétique. En effet, un ménage canadien sur cinq, et un ménage québécois sur six, est confronté à la précarité énergétique. Dans les milieux ruraux et les provinces atlantiques, c’est un ménage sur trois qui est en situation de précarité énergétique.
La précarité énergétique expose les ménages à de multiples facteurs de stress et a des répercussions importantes sur la santé, le bien-être et l’inclusion sociale. Les ménages à faible revenu, les locataires, les personnes vivant dans des logements de mauvaise qualité, les femmes, les jeunes adultes, les personnes âgées, les personnes issues de la diversité et les populations autochtones sont plus susceptibles d’être confrontés à la précarité énergétique et à ses conséquences. La précarité énergétique est un phénomène multidimensionnel qui est influencé par les conditions de logement (efficacité énergétique), les caractéristiques des ménages (revenus; mode d’occupation du logement; composition, taille et besoins du ménage) et les systèmes énergétiques, et qui est accentué par les événements climatiques extrêmes.
Alors qu’elle est d’autant plus importante à considérer pour assurer une transition juste et la résilience climatique dans le secteur résidentiel, la précarité énergétique demeure un phénomène méconnu au Canada et est largement absente des politiques et programmes énergétiques, sociaux et d’adaptation aux changements climatiques.
Les objectifs poursuivis par ce colloque sont les suivants :
Titre du colloque :