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JC

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Joshua Cloutier-Beaupre : Cégep de Shawinigan

Résumé de la communication

Bien que l'insuline, les détergents biologiques et la bière semblent n'avoir que peu de points communs, ils se ressemblent sur un plan : ils sont tous produits en bioréacteur par des microorganismes, comme de nombreux autres produits destinés à des domaines variés tels que l'alimentaire, la pharmaceutique et le cosmétique. L’entreprise HPS Biotech et l'équipe du Centre national en électrochimie et en technologies environnementales ont découvert un produit stimulant fortement la croissance microbienne, et ayant donc un fort potentiel pour augmenter les rendements dans ce type de procédés. Cependant, un obstacle est apparu : le stimulant, issu du fractionnement de matière résiduelle fermentée, ne satisfaisait pas aux normes strictes des industries réglementées, telle la pharmaceutique. Nous avons donc entrepris de produire le stimulant en bioréacteur, en condition très contrôlée et avec des intrants traçables. La caractérisation du stimulant issu de matière résiduelle nous a amenés à concevoir une version produite en conditions contrôlées. Les deux versions ont été testées sur divers microorganismes industriels (bactéries et levures) et ont démontré une accélération significative de la croissance microbienne grâce à ces produits. Ces travaux pourraient contribuer à améliorer la production de bioproduits générés en bioréacteurs et à diminuer les coûts dans différents secteurs, notamment l’industrie pharmaceutique.

Résumé du colloque

La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.

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Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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