Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Gabrielle Garon-Carrier : Université de Sherbrooke
La transition vers la parentalité est une étape importante à la vie adulte. Durant cette période, les parents sont plus à risque de symptômes de dépression et d’anxiété. Ceci ne serait pas sans conséquences pour l’enfant. Les enfants de mères en dépression postpartum sont eux-mêmes à risque de comportements intériorisés (ex., anxiété) et extériorisés (ex., agressivité) à 2 ans. Dans ce contexte, la coopération au sein du couple vis-à-vis l’éducation de l’enfant revêt une importance particulière. Cette étude examine l’association entre la coparentalité et la dépression de la mère et du père dans les 5 mois suivant la naissance de l’enfant et les facteurs pouvant altérer cette association, dont le revenu familial et le soutien émotionnel. Ce projet met à contribution les données de l’ELDEQ 2. Les symptômes dépressifs, la perception de la coparentalité et le soutien émotionnel reçu ont été rapportés par les pères et les mères (N= 3854 dyades). Les mères ont aussi rapporté le revenu annuel familial avant taxes. Un modèle d’interdépendance acteur-partenaire a révélé que la coparentalité perçue par la mère et par le père prédit leurs symptômes dépressifs respectifs. La coparentalité perçue par le père prédit également le niveau de dépression de la mère. Une évaluation négative de la coparentalité par le père constitue un facteur de risque additionnel aux symptômes de dépression de la mère. Les conséquences pour le développement du jeune enfant seront discutées.
Depuis 1998, la première édition de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ 1) suit une cohorte de près de 2 000 enfants nés au Québec. Elle est réalisée par l’Institut de la statistique du Québec, en collaboration avec divers partenaires. Avec son devis longitudinal et multithématique, les retombées de cette étude sont nombreuses et variées sur le plan de l’avancement des connaissances, notamment sur l’évolution comportementale ou cognitive des jeunes, leurs habitudes de vie ou encore leur engagement citoyen. Grâce aux données recueillies depuis 25 ans, il est possible d’étudier les répercussions de diverses expériences vécues lors de l’enfance et de l’adolescence sur différents aspects du passage à la vie adulte. S’ensuivent une meilleure compréhension des processus sous-jacents et la capacité de cerner des facteurs de risque et de protection, voire des leviers d’intervention.
Sachant que la société québécoise a considérablement changé au cours des dernières décennies, il est important d’étudier la réalité des enfants qui naissent plus de 20 ans après le début de l’ELDEQ 1.
C’est pourquoi la deuxième édition de l’étude (ELDEQ 2), aussi appelée Grandir au Québec, a vu le jour. Réalisée auprès d’une cohorte de plus de 4 000 enfants nés en 2020-2021 (durant la pandémie), elle a été conçue afin de répondre aux besoins de connaissance concernant le développement des enfants nés au Québec à l’aube de la décennie et sur leur évolution jusqu’à l’âge adulte.
Alors qu’on souligne les 25 ans de la première édition, il est intéressant de mettre en parallèle les retombées de l’ELDEQ 1 et les premiers résultats de l’ELDEQ 2. Qu’avons-nous appris grâce à la première édition? Que nous apprend la deuxième édition sur le contexte de vie des bébés qui grandissent au Québec dans les années 2020? Quelles perspectives pouvons-nous anticiper quant aux développements à venir dans le cadre de ces deux études de cohortes?
Titre du colloque :
Thème du colloque :