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Chloé Lebrun : Université Laval
L’apprentissage de la lecture est un facteur déterminant en ce qui a trait à l’inclusion scolaire (Sermier Dessemontet et al., 2021), mais surtout sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle moyenne à sévère (DIMS) (Hoyois, 2018). La lecture favorise l’autonomie, les déplacements, donne accès à des moyens de socialisation, et offre plus de possibilités d’insertion professionnelle (Martini-Willemin, 2013). Bien que l’alphabétisme ait le pouvoir de faire reculer l’exclusion sociale chez les personnes ayant une DIMS, les études qui s’y consacrent sont relativement récentes; l’attention ayant été portée aux élèves vivant avec une déficience légère (Moreau et al., 2021). En outre, selon Jolicoeur et al, 2023, bien qu’il y ait un intérêt récent du milieu de la recherche pour cette problématique, le contenu des articles publiés demeure méconnu. Cette communication présente les résultats d’une recension d’écrits portant sur le développement des compétences en littératie chez les personnes de 5 à 21 ans ayant une déficience intellectuelle moyenne à sévère.
La thématique retenue dans le cadre de ce colloque porte sur l’apport de la recherche et du développement des pratiques pour favoriser l’inclusion des personnes autistes* ou présentant une déficience intellectuelle (DI). Avec l’adoption des objectifs de développement durable et de l’agenda « Ne laisser personne de côté », il y a un élan mondial pour garantir que les groupes marginalisés, notamment les personnes autistes ou présentant une DI, soient inclus et pris en compte dans les principaux efforts de développement (ONU, 2023). Une société juste et équitable prône la non-discrimination, la pleine participation, le respect des différences et l’acceptation des diversités, y compris la neurodiversité (I SAID, 2023). Divers principes et pratiques vont dans le sens d’une considération des personnes autistes ou présentant une DI comme partie intégrante de la société : individualisation des réponses aux besoins, valorisation et reconnaissance de chacun et chacune, égalité de droits, respect des droits et libertés individuels, citoyenneté pour tous et toutes ainsi qu’ouverture à la différence. Cependant, certains défis persistent. Il subsiste une différence entre la volonté d’inclusion et la réalité. Les principes d’inclusion ne sont pas respectés par tout le monde et les pratiques inclusives ne sont pas mises en place partout. Ainsi, la réussite de l’inclusion ne repose pas que sur la personne elle-même, mais aussi sur la société (Botha et Frost, 2020). L’inclusion vise la transformation des différents milieux de vie de la personne (familial, de garde, d’études, de loisir et de travail) pour les adapter à ses particularités. Travailler pour l’inclusion signifie que l’on accepte d’adapter les pratiques et l’environnement pour que chaque personne puisse exprimer son plein potentiel.
* En accord avec les préférences de la majorité de la communauté autiste, l’expression « personne autiste » est employée pour désigner une personne ayant un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (Fecteau et al., soumis).
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