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Le projet Passeurs de lecture de l’Université de Sherbrooke : pour partager le plaisir de lire et faire circuler les livres

ML

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Martin Lépine : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Les compétences lectorales sont d’une importance capitale pour le développement personnel, culturel et social des personnes (Hébert et Lépine, 2011). Or, plusieurs recherches signalent que, plus les enfants avancent dans leur parcours scolaire, moins leurs attitudes sont positives par rapport à la lecture (Lépine et al., 2021; Morin, 2014). Comment alors les aider à entretenir le gout de lire dans la vie et pour la vie? Une des pistes à explorer, selon nous, est celle qui permet de tisser des liens entre les cadres scolaires et extrascolaires, ce que le projet des Passeurs de lecture propose aux futurs professionnels de l’éducation. Sur une base volontaire, le Passeur (l’étudiant en éducation) rencontre un groupe d'élèves autour de lectures interactives pour partager son propre plaisir de lire et les accompagner dans leurs découvertes d’œuvres jeunesse. Par ses premières animations de lecture, dans un contexte moins formel que les stages traditionnels, le Passeur développe sa compréhension du rôle de passeur culturel. Pour développer une communauté de lecteurs et pour que les livres circulent, le Passeur donne (« passe ») un livre à chaque rencontre à son groupe. De son côté, la Faculté offre une œuvre au Passeur pour chaque animation vécue. Ainsi, il se constitue une bibliothèque d’œuvres qu’il pourra réinvestir lors de ses stages. Lors de cette communication, seront présentés: le déploiement du projet, les activités de formation et les retombées du projet-pilote en cours.

Résumé du colloque

Les livres jeunesse revêtent plusieurs rôles pour les enfants qui les lisent, et le milieu scolaire s’avère un terreau fertile pour les explorer (Giasson, 2000). Selon Nikolajeva (2014), les livres jeunesse contribuent à développer la connaissance du monde, la connaissance de soi et la connaissance de l’autre. Certains s’intéressent à ces différents axes de la connaissance par le truchement des livres jeunesse. Par exemple, quant à la connaissance du monde, cela peut être par le recours aux livres jeunesse pour initier des élèves de premier cycle à des concepts abstraits comme le temps, l’espace et les sociétés (Boulet, 2022) ou pour développer leur vocabulaire (Cuerrier, 2019). Pour ce qui est du recours aux livres jeunesse pour connaître une réalité semblable à la sienne ou différente, cela peut se traduire par des études de cas où il y a une mise en scène de fratries composées de personnages vivant avec un handicap (Joselin et Dayan, 2022) ou de personnages vivant un deuil (Henky, 2022). Ces brefs exemples montrent bien l’étendue des sujets quant aux connaissances que les livres jeunesse peuvent apporter aux lectrices et aux lecteurs. Outre ces apprentissages variés, les livres jeunesse contribuent également à la réflexion, pensons simplement au potentiel à philosopher avec les enfants grâce aux livres jeunesse (Chirouter, 2008, 2015). Sur le plan de l’émotion, certains considèrent les livres jeunesse utiles pour développer l’empathie fictionnelle (Larrivé, 2014, 2015), alors que d’autres s’intéressent aux émotions telles que véhiculées par les personnages (Bowen, 2022; Dionne, 2020). Compte tenu de cette diversité des rôles des livres jeunesse, il paraît essentiel de continuer à les explorer pour faire avancer les connaissances.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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