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L’éducation par la nature, une voie prometteuse pour favoriser l’agentivité de l’enfant

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Marie-Maude Sabourin-Laflamme : Université Laval

Résumé de la communication

Au Québec, l'éducation par la nature (ÉPN) suscite un engouement croissant dans les milieux éducatifs de la petite enfance. Il s’agirait d’une approche éducative favorisant le droit de l’enfant à s’exprimer et à voir sa perspective considérée (CIDE, 1987), contribuant ainsi son agentivité. En effet, le contact avec un milieu naturel et la pédagogie émergente qui y est mise de l’avant favoriseraient une participation accrue de l’enfant (Alme et Reime, 2021). Assurer l’agentivité de l’enfant dépasse l’obligation légale, constituant aussi des pratiques éducatives favorisant notamment son bien-être (Jerome et Starkey, 2022 ; Robert-Mazaye, 2013). Or, aucune étude n’a encore exploré l’agentivité de l’enfant en contexte d’ÉPN au Québec.

Ce projet de maitrise vise donc à documenter la manière dont l’agentivité se traduit dans l’expérience vécue des enfants en ÉPN. Cohérente avec la promotion de l’agentivité de l’enfant, une méthodologie participative est choisie. Elle implique la réalisation d’entretiens spontanés avec des enfants lors de périodes de jeu en milieu naturel. Les résultats de cette recherche permettront de délimiter les possibilités offertes par une approche d’ÉPN pour soutenir les capacités du jeune enfant (3 à 5 ans) à agir, à prendre des décisions et à créer du sens avec le monde qui l’entoure. Elle permettra par ailleurs d’éprouver une méthodologie respectueuse de la parole des enfants, soit des entretiens réalisés à l’aide d’une marionnette.

Résumé du colloque

Les personnes passent aujourd’hui de moins en moins de temps en plein air et au contact de la nature, tendance qui semble être associée à l’augmentation de leur engagement dans les technologies basées sur les écrans (Oswald et al., 2020). Ce phénomène s’avère particulièrement préoccupant, car un contact déficitaire avec la nature au profit des écrans les priverait de retombées importantes sur les plans physique, cognitif et psychologique ainsi que d’occasions de développer une conscience environnementale (Kuo et al., 2019). Or, par l’éducation en plein air, les milieux éducatifs peuvent contribuer à augmenter le temps passé dehors, la santé globale, tout en contribuant à la réussite éducative des élèves (Mygind et al., 2019).

Sur le plan physique, l’éducation en plein air permettrait d’améliorer les aptitudes sensorielles (Yogman et al., 2018), de diminuer la sédentarité et d’augmenter l’activité physique d’intensité légère (Miller et al., 2021). Sur le plan cognitif, le contact avec la nature serait globalement associé à une amélioration de la mémoire de travail, de la créativité et des compétences d’autorégulation (Flouri et al., 2019; Johnstone et al., 2022). Sur le plan psychologique, le contact avec la nature aurait le potentiel de réduire les symptômes liés à l’anxiété (Coventry et al., 2021) et favoriserait le bien-être psychologique (Piccininni et al., 2018). Sur le plan environnemental, les contacts directs avec la nature permettraient de développer une attitude de respect et de responsabilité envers l’environnement (Kuo et al., 2019).

L’objectif du colloque est donc de brosser un portrait des recherches contemporaines menées par la communauté étudiante et associées à l’éducation en plein air, de la petite enfance à l’enseignement supérieur. Ce portrait permettra d’apporter des réponses à une question de société qui nous paraît essentielle : Quels sont les bénéfices, enjeux ou limitations de l’éducation en plein air au regard de l’amélioration de la qualité des situations éducatives?

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Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
Discutant-e- de la session : Mathieu Point
section icon Date : 14 mai 2024

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