Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Morel Kotomale : Collège Boréal
La jaunisse nanisante de l’orge (JNO) est une maladie virale qui affecte le rendement grain de l’avoine et qui se transmet par le puceron du merisier à grappes (Rhopalosiphum padi). Le contrôle de ce vecteur permet de réduire l’infection liée à la maladie. Nous avons exploré la technologie entomovectorielle qui utilise les bourdons pour transmettre un agent de biocontrôle (Beauveria bassiana), d’une part, et des extraits aqueux d’un bio-insecticide naturel issu des graines du margousier (neem ou Azadirachta indica) pour le biocontrôle contre R. padi, d’autre part. Nos résultats ont montré que les produits utilisés ont eu un effet significatif sur les pucerons (F = 2.869; df = 6; p= 0.011). Les bourdons utilisés ont réussi à porter et à disséminer B. bassiana sur la plante d’avoine. La vectorisation de B. bassiana à une concentration de 1.1 x 1013 conidies/g par les bourdons a réduit de manière significative la population de pucerons (0.542 ± 0.147b) comparativement au témoin non traité (0.125 ± 0.069a). Par ailleurs, l’application du mélange de 14,19 g de A. indica dans 1 l d’eau (pulvérisation foliaire) a provoqué la répulsion, puis la mortalité des pucerons (0.708 ± 0.221a). Aucune différence significative n’a été notée concernant l’impact des traitements sur les coccinelles, jugées comme étant des ennemies naturelles des pucerons. Il ressort de cette étude que B. bassiana et A. indica peuvent être utilisés comme agents de biocontrôle du puceron R. padi de l’avoine.
La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.
Titre du colloque :
Thème du colloque :