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Marie-Pier Trépanier : Université Laval
Les données d’opération de bâtiments sont abondamment utilisées en génie pour le développement et la validation de modèles et de bonnes pratiques de conception. Cette présentation vise à analyser les impacts possibles d'une représentation inadéquate de groupes en situation de précarité énergétique dans ces jeux de données. L'accent est mis sur la nécessité d'examiner de près comment ces sources de données peuvent introduire des biais, en particulier en lien avec les réalités socio-économiques des occupantes et occupants. La collecte de données à partir de dispositifs installés dans des ménages aisés (ex. thermostat intelligent) peut sous-représenter certains groupes, altérant ainsi la précision des résultats et des recommandations de recherche. De tels biais peuvent mener à des politiques qui ne répondent pas aux besoins des populations vulnérables, laissant ainsi des lacunes dans la compréhension des défis énergétiques réels auxquels ces groupes font face. En se basant sur une revue de la littérature, la présentation offrira une réflexion sur les défis associés à la collecte, à l'analyse et l’exploitation des données dans ce contexte spécifique. Des suggestions concrètes, telles que la diversification des sources de données, l'intégration de critères socio-économiques dans la sélection des échantillons, et une sensibilisation accrue à la nécessité d'une représentativité équitable, sont présentées pour améliorer la qualité et la pertinence des résultats de recherche.
L’énergie est essentielle pour répondre à nos besoins fondamentaux et est une condition préalable à la santé. Pourtant, plusieurs ménages canadiens n’ont pas accès à des niveaux de services énergétiques adéquats (chauffage, climatisation, éclairage, alimentation des appareils ménagers, etc.) pour maintenir une température intérieure saine, répondre à leurs besoins et vivre dans la dignité — une situation connue sous le nom de précarité énergétique. En effet, un ménage canadien sur cinq, et un ménage québécois sur six, est confronté à la précarité énergétique. Dans les milieux ruraux et les provinces atlantiques, c’est un ménage sur trois qui est en situation de précarité énergétique.
La précarité énergétique expose les ménages à de multiples facteurs de stress et a des répercussions importantes sur la santé, le bien-être et l’inclusion sociale. Les ménages à faible revenu, les locataires, les personnes vivant dans des logements de mauvaise qualité, les femmes, les jeunes adultes, les personnes âgées, les personnes issues de la diversité et les populations autochtones sont plus susceptibles d’être confrontés à la précarité énergétique et à ses conséquences. La précarité énergétique est un phénomène multidimensionnel qui est influencé par les conditions de logement (efficacité énergétique), les caractéristiques des ménages (revenus; mode d’occupation du logement; composition, taille et besoins du ménage) et les systèmes énergétiques, et qui est accentué par les événements climatiques extrêmes.
Alors qu’elle est d’autant plus importante à considérer pour assurer une transition juste et la résilience climatique dans le secteur résidentiel, la précarité énergétique demeure un phénomène méconnu au Canada et est largement absente des politiques et programmes énergétiques, sociaux et d’adaptation aux changements climatiques.
Les objectifs poursuivis par ce colloque sont les suivants :
Titre du colloque :