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André Samson : Université d'Ottawa
Une forte proportion des élèves de 12e année des écoles de langue française situées en milieu minoritaire songe à poursuivre leurs études collégiales ou universitaires en anglais. Ces élèves vivent une tension entre le désir d’appartenir à leur communauté linguistique et à celle du groupe majoritaire. Cette tension s'explique en partie du fait qu'ils devront s'intégrer à un marché du travail massivement anglo-saxon. En conséquence, une question se pose: est-ce que la poursuite des études post-secondaires en français constitue un décision réaliste et ajustée. Déjà, la recherche quantitative démontre que la poursuite des études collégiales en français est positivement corrélée au bien-être psychologique et à la maturité vocationnelle. Cette présentation se concentra sur les résultats d'une recherche qualitative conduite auprès de 24 étudiants.es inscrits auprès de trois instituions post-secondaires situées au Manitoba, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. L'analyse qualitative a mis en évidence quatre thèmes. La poursuite des études post-secondaires en français favorise l'adaptation psychosociale aux exigences associées à cette transition de vie. Elle solidifie l'identité ethnolinguistique. Ce sentiment de sécurité ethnolinguistique alimente le sentiment de sécurité et d’optimisme par rapport à leur projet professionnel. En somme, la décision de poursuivre des études post-secondaires en français est globalement positive.
L’orientation scolaire des étudiant·e·s est déterminante sur leur avenir et engendre des répercussions, tant sur le plan psychologique, social qu’économique. Selon la recherche scientifique, les services d’orientation scolaire offerts aux élèves du secondaire, du collégial et de l’université participent directement à leur construction identitaire, à leur bien-être psychologique et, bien entendu, à leur avenir professionnel. Or, l’orientation scolaire présente également des embûches puisque nombreux sont les étudiant·es qui éprouvent des difficultés à effectuer un choix de carrière, à s’engager dans un programme de formation et à obtenir un diplôme qualifiant leur permettant d’occuper un emploi. Cela peut occasionner des prolongements du parcours scolaire, une baisse de la motivation scolaire, des risques d’abandon scolaire, de la détresse psychologique ainsi qu’un retard sur le marché du travail dans un contexte où la pénurie d’emplois est de plus en plus présente. Il paraît donc essentiel de mieux comprendre les différents enjeux de l’orientation scolaire, de cibler ses défis et d’offrir des pistes d’intervention afin d’outiller les professionnel·les de l’orientation en milieu scolaire dans leur travail et, par conséquent, d’aider la population étudiante à effectuer des choix de carrière satisfaisants et de permettre leur contribution à la société.
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