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L’utilisation de la fibre de lin provenant du Québec pour la fabrication de baignoires, une solution vers l’économie circulaire

SB

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Sandra Brault : Cégep de Saint-Jérôme

Résumé de la communication

Les baignoires en matériaux composites se retrouvent toutes, en fin de vie, dans les sites d’enfouissement. Elles se situent dans une économie linéaire. Afin qu’elles s’inscrivent dans une économie circulaire, nous avons revu le choix des matières premières servant à leur fabrication. Sur le plan méthodologique, l’étude des matériaux a été réalisée grâce à l’évaluation par microscopie et spectroscopie de l’adhésion fibre-résine et l’évaluation du pourcentage de fibres pouvant être incorporé à la résine. Des essais de résistance mécanique, de résistance à l’eau et au feu ont ensuite conduit à qualifier la formulation selon la norme sur les produits sanitaires. Nous avons développé et testé un mécanisme qui projette de la fibre de lin et qui s’adapte à l’équipement de fabrication actuel des industriels. Cette recherche appliquée a mené à la formulation suivante : 48,25 % résine contenant 25 % de matières recyclées, 3,5 % lin issu des rebuts de la culture de graines de lin du Québec, 48,25 % ATH, respectant les requis de la norme sur les produits sanitaires. Le système de projection de fibres s’est avéré efficace. Le faible taux de fibres de lin qu’il a été possible d’incorporer comparativement à la fibre de verre (25 %) est décevant. Les difficultés rencontrées lors du laminage nous font remettre en question l’utilisation de fibres en vrac. La fabrication d’un mat de lin pourrait s’avérer intéressante, car ce mat limiterait le déplacement des fibres.

Résumé du colloque

La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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