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Méthode d’identification des ménages en situation de précarité énergétique dans les simulations énergétiques des bâtiments résidentiels

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Debby Veillette : Université Laval

Résumé de la communication

Les occupantes et occupants ont une grande influence sur le bilan énergétique d’un domicile. Plusieurs actions effectuées chez soi, comme prendre sa douche, ajuster le thermostat ou ouvrir les fenêtres, vont déterminer la quantité d’énergie consommée par notre demeure. Des modèles comportementaux ont ainsi été développés pour améliorer la représentation des ménages dans les simulations de bâtiment. Par leur nature probabiliste, ces modèles sont pour la plupart en mesure de représenter l’éventail des ménages, i.e. les plus petits comme les plus grands consommateurs d’énergie. Ils peuvent ainsi être un outil pour reproduire le comportement de gens en situation de précarité énergétique, permettant la conception de bâtiments mieux en mesure de répondre aux demandes des ménages placés dans une telle situation. Or, ce potentiel des modèles comportementaux n’a pas encore été exploité selon ce qu’on retrouve dans la littérature. Cette présentation vise à documenter l’impact de l’intégration des comportements et besoins des ménages en situation de précarité énergétique sur la conception de bâtiment. Quels systèmes architecturaux et électromécaniques seraient alors utilisés dans les bâtiments résidentiels? Des résultats de simulations énergétiques de bâtiment seront présentés afin de répondre à ces questions. L’exposé se poursuivra avec des réflexions sur comment mieux intégrer les enjeux de précarité énergétique dans la modélisation des occupantes et occupants de bâtiments.

Résumé du colloque

L’énergie est essentielle pour répondre à nos besoins fondamentaux et est une condition préalable à la santé. Pourtant, plusieurs ménages canadiens n’ont pas accès à des niveaux de services énergétiques adéquats (chauffage, climatisation, éclairage, alimentation des appareils ménagers, etc.) pour maintenir une température intérieure saine, répondre à leurs besoins et vivre dans la dignité — une situation connue sous le nom de précarité énergétique. En effet, un ménage canadien sur cinq, et un ménage québécois sur six, est confronté à la précarité énergétique. Dans les milieux ruraux et les provinces atlantiques, c’est un ménage sur trois qui est en situation de précarité énergétique.

La précarité énergétique expose les ménages à de multiples facteurs de stress et a des répercussions importantes sur la santé, le bien-être et l’inclusion sociale. Les ménages à faible revenu, les locataires, les personnes vivant dans des logements de mauvaise qualité, les femmes, les jeunes adultes, les personnes âgées, les personnes issues de la diversité et les populations autochtones sont plus susceptibles d’être confrontés à la précarité énergétique et à ses conséquences. La précarité énergétique est un phénomène multidimensionnel qui est influencé par les conditions de logement (efficacité énergétique), les caractéristiques des ménages (revenus; mode d’occupation du logement; composition, taille et besoins du ménage) et les systèmes énergétiques, et qui est accentué par les événements climatiques extrêmes.

Alors qu’elle est d’autant plus importante à considérer pour assurer une transition juste et la résilience climatique dans le secteur résidentiel, la précarité énergétique demeure un phénomène méconnu au Canada et est largement absente des politiques et programmes énergétiques, sociaux et d’adaptation aux changements climatiques.

Les objectifs poursuivis par ce colloque sont les suivants :

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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