pen icon Colloque
quote

Modélisation du confort thermique dans les bâtiments résidentiels : Les ménages en situation de précarité énergétique sont-ils bien représentés?

JR

Membre a labase

Jean Rouleau : Université Laval

Résumé de la communication

La plupart de l’énergie consommée par les bâtiments est dédiée au maintien d’un environnement intérieur thermiquement confortable pour les occupantes et occupants. Malgré sa grande importance, le confort thermique est difficile à estimer étant donné que chaque personne a ses propres préférences. La littérature montre que plusieurs facteurs démographiques, tels que le genre, l’âge et le niveau de forme physique d’une personne, ont une influence marquée sur le confort. Or, les modèles actuellement utilisés dans l’industrie du bâtiment pour représenter le confort thermique tendent à négliger cet aspect; ces modèles assument que chaque personne réagit de la même manière. Le but de cette présentation est d’analyser les impacts possibles de l’emploi de telles hypothèses lors de la conception et de l’opération des bâtiments, particulièrement sur les groupes en situation de précarité énergétique. Certains groupes démographiques, comme les personnes âgées, les femmes ou les populations autochtones, sont à la fois plus à risque de vivre la précarité énergétique et d’être mal représentés par les modèles de confort thermique. Une revue de littérature sur les modèles de confort et la représentation des gens en situation de précarité énergétique sera résumée durant la présentation. Une réflexion sur les défis méthodologiques reliés à ces enjeux sera également effectuée afin d’identifier des pistes de solution.

Résumé du colloque

L’énergie est essentielle pour répondre à nos besoins fondamentaux et est une condition préalable à la santé. Pourtant, plusieurs ménages canadiens n’ont pas accès à des niveaux de services énergétiques adéquats (chauffage, climatisation, éclairage, alimentation des appareils ménagers, etc.) pour maintenir une température intérieure saine, répondre à leurs besoins et vivre dans la dignité — une situation connue sous le nom de précarité énergétique. En effet, un ménage canadien sur cinq, et un ménage québécois sur six, est confronté à la précarité énergétique. Dans les milieux ruraux et les provinces atlantiques, c’est un ménage sur trois qui est en situation de précarité énergétique.

La précarité énergétique expose les ménages à de multiples facteurs de stress et a des répercussions importantes sur la santé, le bien-être et l’inclusion sociale. Les ménages à faible revenu, les locataires, les personnes vivant dans des logements de mauvaise qualité, les femmes, les jeunes adultes, les personnes âgées, les personnes issues de la diversité et les populations autochtones sont plus susceptibles d’être confrontés à la précarité énergétique et à ses conséquences. La précarité énergétique est un phénomène multidimensionnel qui est influencé par les conditions de logement (efficacité énergétique), les caractéristiques des ménages (revenus; mode d’occupation du logement; composition, taille et besoins du ménage) et les systèmes énergétiques, et qui est accentué par les événements climatiques extrêmes.

Alors qu’elle est d’autant plus importante à considérer pour assurer une transition juste et la résilience climatique dans le secteur résidentiel, la précarité énergétique demeure un phénomène méconnu au Canada et est largement absente des politiques et programmes énergétiques, sociaux et d’adaptation aux changements climatiques.

Les objectifs poursuivis par ce colloque sont les suivants :

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :