pen icon Colloque
quote

Optimisation de l’encapsulation de bactéries dans le but d’augmenter leur persistance dans le sol pour la bioremédiation

SS

Membre a labase

Sébastien Sachetelli : Collège Montmorency

Résumé de la communication

Nous travaillons depuis sept ans à développer, avec le centre Horticole Dumoulin, une méthode efficace et rapide de bioremédiation de sols contaminés aux métaux lourds et aux hydrocarbures en utilisant des bactéries génétiquement sélectionnées et des plantes hyperaccumulatrices. Nous avons ainsi réduit de façon importante les concentrations de plomb (46,3 %), de cadmium (63 %) et de zinc (31 %) dans le sol (p<0.05). Cependant, pour maintenir cet effet bénéfique, un traitement régulier du sol avec nos bactéries était nécessaire. Ce problème est connu dans le domaine de la bioremédiation et fait obstacle à l’utilisation à grande échelle de cette technique. Pour essayer de le solutionner, nous avons encapsulé nos bactéries dans des billes d’alginate et de chitosane afin d'augmenter leur persistance dans le sol. Nous avons mené des expériences en pots et sur le terrain, et déterminé la présence de nos bactéries dans le sol par qPCR et ddPCR. Nous avons alors observé que l'encapsulation dans l'alginate augmentait la persistance de nos bactéries encapsulées de 345 % dans le temps comparativement aux bactéries libres. Ces résultats préliminaires sont prometteurs et d’autres tests sont en cours afin d’optimiser le processus. À la fin, nous espérons trouver une méthode efficace et écologique de décontamination des sols qui serait économiquement avantageuse pour une utilisation généralisée.

Résumé du colloque

La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :