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Optimiser l’usage des technologies mobiles en soutien à l’autonomie résidentielle des personnes autistes

MC

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Martin Caouette : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

L’utilisation des technologies mobiles a connu une progression fulgurante au cours des dernières décennies. Or, des travaux de Marcotte et al. (2019) portant sur l’autonomie en milieu résidentiel suggèrent que l’usage des technologies pour le soutien en milieu résidentiel des personnes autistes est une pratique pour soutenir l’apprentissage. Néanmoins, la conduite d’études portant sur les technologies mobiles en soutien à l’autonomie résidentielle se heurte à des défis majeurs, notamment parce que l’usage réel des technologies en milieu résidentiel par les personnes autistes est peu documenté alors qu’un usage théorique est plus souvent mis de l’avant. Ainsi, l’objectif général de cette étude s’inscrit dans la perspective de la théorie des usages et vise à identifier et à optimiser l’utilisation des technologies mobiles existantes en soutien à l’autonomie résidentielle des personnes autistes. Plus spécifiquement, l’étude a permis (1) d’identifier et analyser l’usage, par des personnes autistes, de technologies mobiles en soutien à leurs habiletés de la vie quotidienne en milieu résidentiel; (2) d’analyser la contribution des acteurs des réseaux naturels et professionnels à cet usage; (3) de développer et mettre à l’essai un outil d’optimisation de l’usage des technologies mobiles en soutien à la vie résidentielle destiné aux professionnels intervenant auprès d’elles.

Résumé du colloque

La thématique retenue dans le cadre de ce colloque porte sur l’apport de la recherche et du développement des pratiques pour favoriser l’inclusion des personnes autistes* ou présentant une déficience intellectuelle (DI). Avec l’adoption des objectifs de développement durable et de l’agenda « Ne laisser personne de côté », il y a un élan mondial pour garantir que les groupes marginalisés, notamment les personnes autistes ou présentant une DI, soient inclus et pris en compte dans les principaux efforts de développement (ONU, 2023). Une société juste et équitable prône la non-discrimination, la pleine participation, le respect des différences et l’acceptation des diversités, y compris la neurodiversité (I SAID, 2023). Divers principes et pratiques vont dans le sens d’une considération des personnes autistes ou présentant une DI comme partie intégrante de la société : individualisation des réponses aux besoins, valorisation et reconnaissance de chacun et chacune, égalité de droits, respect des droits et libertés individuels, citoyenneté pour tous et toutes ainsi qu’ouverture à la différence. Cependant, certains défis persistent. Il subsiste une différence entre la volonté d’inclusion et la réalité. Les principes d’inclusion ne sont pas respectés par tout le monde et les pratiques inclusives ne sont pas mises en place partout. Ainsi, la réussite de l’inclusion ne repose pas que sur la personne elle-même, mais aussi sur la société (Botha et Frost, 2020). L’inclusion vise la transformation des différents milieux de vie de la personne (familial, de garde, d’études, de loisir et de travail) pour les adapter à ses particularités. Travailler pour l’inclusion signifie que l’on accepte d’adapter les pratiques et l’environnement pour que chaque personne puisse exprimer son plein potentiel.

* En accord avec les préférences de la majorité de la communauté autiste, l’expression « personne autiste » est employée pour désigner une personne ayant un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (Fecteau et al., soumis).

Contexte

section icon Thème du congrès 2024 (91e édition) :
Mobiliser les savoirs en français
section icon Date : 14 mai 2024

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