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Chloé Bergeron : Cégep Édouard-Montpetit
Les taux d’abandon et d’échec au collégial sont inquiétants. Le ministère de l’Enseignement supérieur tente par plusieurs moyens de stimuler la persévérance scolaire des cégépiens et des cégépiennes. Les raisons derrière ces abandons sont multiples. Plusieurs études ont établi un lien entre les habitudes de vie et la réussite et la persévérance scolaires. Toutefois, aucune ne s’est intéressée aux points de vue des étudiantes et étudiants du collégial sur ce sujet. Ainsi, l’objectif de la présente étude est de révéler la perception que les cégépiennes et les cégépiens ont de l’influence de leurs habitudes de vie sur leurs réussite et persévérance scolaires, et ce, afin d’élaborer de futures interventions qui en tiennent compte. Les données qualitatives ont été récoltées auprès de 136 collégiens et collégiennes au moyen d’un questionnaire. À l’aide d’un arbre de codage à deux sections, soit une pour les habitudes de vie et une pour les explications de leur influence sur la réussite scolaire, on a démontré que les répondantes et répondants considèrent leur sommeil et l’activité physique comme des facteurs influençant leurs fonctions cognitives et, par ricochet, leurs réussite et persévérance scolaires. Une minorité attribue un rôle à leur alimentation et à leur utilisation d’écrans dans leur réussite.
La présence de la recherche collégiale croît constamment à l’intérieur du plus grand rassemblement scientifique multidisciplinaire de la francophonie que représente le congrès de l’Acfas. Or, si l’on peut se réjouir de cette avancée, il n’en demeure pas moins que la recherche collégiale fait face à des enjeux majeurs en ce qui a trait à son rayonnement. L’un de ceux-ci est que l’on s’attend trop souvent à en trouver un portrait exhaustif, constamment à jour, alors que personne ne s’étonne qu’une telle représentation n’existe pas pour ce qui est de la recherche universitaire. Le défi est pourtant de taille, compte tenu de l’ampleur du réseau collégial : quelque 100 unités de recherche, sans compter les chercheuses et chercheurs autonomes au sein des 82 établissements d’enseignement, ou encore, affiliés à une unité de recherche universitaire, au Québec seulement. Par ailleurs, les indicateurs traditionnels des retombées de la recherche en enseignement supérieur, soit la mesure du nombre et de la qualité des publications — surtout savantes —, de la taille du financement public et privé ainsi que des prix obtenus, sont loin de refléter fidèlement ou entièrement l’ensemble de la recherche collégiale. D’autres indicateurs doivent être utilisés, dont certains sont de plus en plus reconnus en recherche, comme le transfert de technologie ou de connaissances, le réseautage et la formation à la recherche en cours d’études collégiales. Outre ces enjeux, le fait que la recherche soit une activité volontaire au collégial pose un autre défi : l’on ne peut faire l’économie d’affirmer et de réaffirmer sans cesse son existence auprès des individus ainsi que des instances ou organismes, comme l’ont démontré les écrits au fil des ans ainsi que les discussions dans le cadre du récent Chantier sur la recherche au collégial. Le colloque sera un lieu d’échange au sujet de ces enjeux, mais également des politiques et des pratiques permettant de les relever.
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